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Völler, renard à moustache

6 janvier 2012 by tanguy divider image
Rudi voller

Une des plus fameuse moustache des années 90. Un renard coupé au mulet. Mais également un buteur old-school, quasi-incapable de scorer depuis l’extérieur des 16 mètres, à la roublardise aiguisée. Un mec qui a mené l’OM au toit de l’Europe. Rudi Voller est un peu de tout ça, mais reste avant tout un allemand. Un vrai.

Rudolf, puisque c’est là son vrai prénom, nait en 1960, non loin de Francfort. Il est fils d’ouvrier, mais le charbon, ce n’est pas son truc. Reperé en 77 par les Kickers Offenbach, il y débute sa carrière, en division régionale. En 80, RV signe au Munich 1860. Enfin parmi l’élite, celui dont la bacchante s’apparente alors plus à un timide duvet (Cf vignette Panini d’époque) va vite déchanter. Après un an, le TSV descend en deuxième division. Mais Rudi fait alors plus que confirmer sa belle première saison (33 matches, 9 buts), il devient un redoutable buteur.

Cette saison 81-82 le révèle en Teutonie. Il marque 37 buts en 37 apparitions. Le compte juste, symbole de la rigueur allemande. Du coup, il signe au Werder dès l’été. Il y retrouve entre autres le futur coach du club, le rugueux Thomas Schaaf, et jouera sous les ordres d’un Otto Rehhagel qui frise déjà la cinquantaine. Sa première saison chez les verts et blanc se solde par une deuxième place en championnat, un titre de meilleur buteur, et l’assurance du début d’une période faste pour le club du nord de l’Allemagne.

Les saisons se suivent, et se ressemblent. En 83, le Völler est encore Pichichi de première division RFA. Au niveau collectif, Brême échoue de nouveau sur une inconfortable deuxième place. Tout comme en 85, et 86. Paradoxalement, c’est une fois Rudi parti que le Werder collectionnera quelques titres (doublé championnat-supercoupe d’Allemagne en 88).

Au passage, les vertes années du finisseur lui ouvrent grand les portes de la Nationalmannschaft. Il y connaît sa première sélection en 82, marque deux buts dans un Euro 84 ou les germains ne jouent que trois matches, puis trois en 86, dont un en demie et un en finale, bien qu’il soit barré du onze titulaire toute la compétition par Klaus Allofs. L’Allemagne chute alors en finale, face au bourreau argentin.

Au printemps 87, sa côte de popularité atteint des sommets sur le vieux continent, et les grosses écuries s’arrachent le buteur. C’est finalement l’AS Rome qui remporte la mise. Mais Rudi y connaît des débuts difficiles, avec une première saison à 3 pions seulement. Derrière, il se rattrapera en scorant 42 fois de 88 à 92. Dans la capitale transalpine, il remporte une coupe d’Italie, et joue une finale malheureuse de coupe de l’UEFA, en 91.

Lassé des pâtes à toutes les sauces, qui posent de récurrents problèmes d’hygiène au niveau de ses attributs pileux faciaux, Völler tombe alors en un regard sous le charme de Bernard Tapie, qui l’enrôle afin de remplacer Jean-Pierre « Cacolac » Papin, parti distribuer ses papinades au Milan AC. Et pour l’allemand, la Cannebière est une terre romantique, symbole de grandes rencontres. Il trouve à l’OM un petit jeune prêt à tout pour l’épauler dans sa lourde tâche de perforation de défense. Alen Boksic est cet homme, et la première saison, le couple de choc inscrit 40 buts en D1 (18 pour RV, 22 pour le croate). Mieux, le club est à son apogée, et se trouve boosté par la paire offensive, au point d’aller gagner la ligue des champions face au Milan AC, un soir de mai 93. Sacré pied de nez à JPP. Le championnat aussi sera remporté par les bleus ciel et blanc, mais finalement retiré avec l’affaire VA. Sacrés nordistes.

Accessoirement, le moustachu devient champion du monde en 90, en étant cette fois fer de lance offensive de la Mannschaft. Il sera par la suite moins heureux, car moins décisif lors de l’Euro 92 et la World Cup 94. Deux compétitions où l’Allemagne ne brille pas.

Après 93, les choses se corsent à Marseille. Judiciairement parlant, le club est en dedans. Plus de coupe d’Europe, et un manque à gagner forçant Nanard à vendre Boksic à la Lazio. Sonny Anderson débarque, mais Rudolf peine à oublier son ancien partenaire, et se néglige. En 93-94, Il ne cesse d’offrir but sur but à son nouveau binôme, mais n’en plante que six d’un point de vue personnel.

Trop de souvenirs hantent son passé provençal, RV doit s’en aller. Il rentre au bercail, à Leverkusen, pour y terminer sa carrière. Il marque 26 buts en 62 matches avant de raccrocher. Et de se consacrer à temps plein à la qualité de son poil. Devenu blanc depuis.

 

 



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