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Sheva, buteur venu du froid

14 novembre 2011 by tanguy divider image
CALCIO: MILAN-REAL MADRID

Il est considéré comme l’un des meilleurs attaquants de se génération. Venu du froid de l’ex-Union Soviétique, une contrée plus réputée pour sa nucléarité que pour ses écoles de foot, Shevchenko, l’homme aux 175 buts sous les couleurs du Milan AC s’est parfaitement adapté à l’Europe de l’ouest. Retour sur une carrière efficace.

Andriy est né il y à 35 ans, le 29 septembre 1976 à Dvirkivchtchyna, une ville dont le nom est un bon exercice de diction. Un an après le ballon d’or d’Oleg Blokhine, le futur attaquant voit donc le même jour que Silvio Berlusconi, tout juste quarante ans plus tard. Tout sauf un hasard. Son village est proche de Tchernobyl, et lorsque la centrale nucléaire explose, le 26 avril 86, il doit s’exiler, avec sa famille, et partir vivre sur les rives de la mer noire pour échapper à la vague radioactive. Quelques mois passent, et, recalé de l’école de foot, il ne croit plus faire carrière jusqu’à ce qu’un recruteur du Dynamo Kiev ne le repère sur un tournoi de jeunes. Le voilà au sein du meilleur club du pays.
Jusqu’à ses dix-huit ans, Andriy ne cesse de gravir les échelons dans les catégories de jeune des Bilo-Syni (blanc et bleu), est même observé par des émissaires de clubs italiens lors d’un tournoi à Naples. Il débute en professionnel en 1994, sous la houlette de Jòzsef Szabò. Puis tout s’enchaîne : il joue un mois plus tard son premier match européen, en Champion’s League. Il marque son premier but en championnat le 1er décembre contre Dniepropetrovsk, puis son premier en coupe d’Europe une semaine plus tard, face au Bayern Munich (1-4). Il rejoint la sélection ukrainienne avant même la fin de sa première saison pro, et honore sa première cape le 25 mars face à la Croatie. Il marquera son premier but en mais 96, en amical face à la Turquie.

L’ « arme fatale » explose en même temps que son club sur le plan national mais aussi la scène européenne. Le retour de Valeri Lobanovsky à la tête de l’équipe aide énormément Sheva, qui devient le « Ronaldo blanc » au contact de la légende (à l’époque) vivante ukrainienne. Kiev remporte cinq titres consécutifs, entre 95 et 99, deux coupes d’Ukraine (96 et 98) et Andriy finit meilleur buteur du championnat national en 99, avec 18 réalisations. L’Europe commence à lui faire les yeux doux début novembre 97, soir où il signe un triplé face au Barça de Van Gaal, et permet au Dynamo de s’imposer 4 à 0. La saison suivante, en 98-99, il confirme aux yeux du monde (et de la France, puisque bon nombre ont découvert les Blanc et Bleu lors des confrontations avec le RC Lens) qu’il s’inscrit dans la droite lignée de ses illustres prédécesseurs, Blokine et Lobanovsky : Kiev élimine le Real en quart de coupe d’Europe, ne tombe que face au Bayern Munich, Andriy score 33 buts en 44 matches, toutes compétitions confondues (18 en championnat, cinq en coupe d’Ukraine, dix en LDC).

L’attaquant quitte alors Kiev pour se poser en Italie, où le Milan AC l’accueille contre 25 millions de dollars. Il marque dès son premier match, fin aout, en championnat. Bien lancé il marque son premier but à San Siro la semaine suivante, son premier triplé lors de la cinquième journée (face à la Lazio). Cette année, il est seulement devancé par Rivaldo et Beckham au classement Ballon d’Or. Il inscrit finalement 29 buts en 43 matchs dont 24 buts en 32 matchs de Serie A (dont des pions face à la Juve, l’Inter), 4 buts en 4 matchs de Coupe d’Italie et 1 but en 6 matchs de Ligue des Champions. Il rentre déjà dans l’histoire en finissant capocannoniere dès sa première saison transalpine. Mais Milan ne finit que troisième du championnat et est vite éliminé de Champion’s League.
La saison suivante est celle de la confirmation, Andreiy est devenu Sheva pour les milanistes, score à tout bout de champs, dont un doublé lors de la Madonnina face à l’Inter (victoire historique 6 à 0), est encore 3ème au ballon d’or (derrière Figo et Zidane), et termine la saison avec 34 buts en 51 rencontres. Mais encore une fois, Milan est loin de la tête du championnat (6ème).
En 2001-2002, Andriy est moins efficace, termine avec 17 buts en 38 matches, mais le Milan marque son retour en coupe d’Europe pour la saison suivante. Car 2003 sera l’apogée de la carrière de l’Arme Fatale. Opéré du genou en début de saison, il revient vite et participe activement à la qualification pour la phase finale de Champion’s League. Une édition où Milan fait tomber l’Ajax en quarts, l’Inter en demie, avant de battre la Juve en finale à Old Trafford, aux tirs au but. Parallèlement, les Rossoneri gagnent la coupe d’Italie. Moins bon au vu de ses statistiques, notamment à cause de blessures à répétition, Andriy ne marque que dix buts, mais qui ont été très utiles dans la conquète de la coupe aux grandes oreilles.
En 2003-2004, Sheva remporte son premier Scudetto, et perd en quart de finale de la LDC. Avec 22 buts, il finit en tête du classement des buteurs en Italie. Cette saison complète lui vaudra le gain d’un Ballon d’Or la saison suivante, le troisième ukrainien de l’histoire à recevoir cette distinction suprème. Une saison 2005 qui verra Milan subir ce qu’on appelle désormais le miracle d’Istanbul. En finale de Ligue des Champions, les rossoneri mènent 3 à 0 à la mi-temps, sont rejoints en seconde période avant de craquer aux tirs au but, avec un dernier raté ahurissant du Ronaldo Blanc, sans aucune conviction. Preuve que quelque chose ne tournait pas rond ce 25 mai au stade Atatürk… Malgré tout, Milan finit honorablement la saison, second de Serie A.

2005-2006 sera encore une belle année. Sheva marque un quadruplé en LDC face à Fenerbahce, finit meilleur buteur de la compétition avec 9 réalisations, malgré l’élimination en demie face au Barça. Puis, une nouvelle deuxième place en Serie A. Seulement, l’affaire des matchs truqués éclate alors. L’Italie du football est à feu et à sang alors que se pointe à l’horizon la coupe du Monde 2006. La Juve perd son titre, Milan 30 points. Sheva s’en va voir si l’herbe n’est pas plus verte sur les prés londoniens achetés à coup de millions de pétrodollars par Roman Abramovitch.
L’été 2006 voit donc le prodige vieillissant s’engager à Chelsea contre 45 millions d’euros. Mauvaix choix, Andriy ne s’imposera jamais durant ses deux saisons outre-Manche, mais marque tout de même 22 buts en 76 apparitions.
De retour à Milanello, le choc est brutal : une saison, deux buts, et Galliani qui annonce à la presse que Sheva ne serait pas conservé la saison suivante. Une sorte de remerciement pour services rendus, sans doute. Mais l’attaquant va finalement rebondir, à la maison. Kiev, qu’il avait quitté en 99, voit le retour de son héros 10 ans plus tard. La première saison, les Blanc et Bleu finissent deuxième du championnat derrière le Shaktar, et AS empile 8 buts en 30 rencontres. 2011 marquera une nouvelle jeunesse puisqu’il a scoré la saison passée 16 fois en 32 apparitions, soit un ratio retrouvé de 0,5. À 35 ans, celui qui compte 46 buts en 103 sélections continue donc sa pré-retraite là où sa carrière à commencé, dans le froid de l’est.



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