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Sämmer, le roux de secours

20 avril 2012 by tanguy divider image
matthias sammer

Site-de-joueurs.com revient aujourd’hui sur la carrière d’une légende allemande. Né à l’Est, Matthias Sämmer s’est taillé une réputation continentale et a ramassé une tripotée de trophées, avant de raccrocher les crampons trop jeune, trahi par un genou capricieux. 

Matthias naît roux, le 5 septembre 1967 à Dresde. Pas de bol, car à l’époque, la bourgade fait partie de cette Allemagne dite « démocratique », trop à l’Est pour profiter des richesses d’un pays en reconstruction. Fils de Klaus, ancien joueur professionnel et international teuton estampillé RDA, ses premiers pas de footballeur remontent à ses treize printemps, âge auquel il s’inscrit au TSG Gröditz. Avant cela, Matthias joue essentiellement dans la rue, avec ses potes.

 Non loin de la frontière Tchèque, Le jeune Sämmer est déjà voyageur. Il passe quelques temps dans son premier club avant de rejoindre le SC Einheit Dresde, puis le Dynamo Dresden, alors club phare du pays. Il y fait ses premiers pas en tant que professionnel, qui subit les représailles des fans du club, puisque le coach n’est autre que son papa.

 

Copyright: imago/Uwe Kraft

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Son premier trophée, il l’acquiert en 1985, lorsque son club bat le Dynamo Berlin (3-2) en finale de la Coupe de RDA. Cette saison est d’ailleurs celle des premières, pour celui qui inscrit par la suite son premier but en championnat (le 7 aout), fait ses premiers pas en coupe d’Europe (16 septembre, face à Bruges) et score lors d’une finale de l’Euro espoirs empochée par la RDA (octobre 86).

 Troisième de la Coupe du Monde junior 87, Mattias se lasse néanmoins de sa province, et, la veille de la demi-finale de Coupe d’Europe opposant son club à Stuttgart, il rencontre en secret l’entraîneur du VFB, pour organiser son futur transfert. Le lendemain, Dresde s’incline, et sous quelques jours, Sämmer est rattrapé par la Stasi qui le contraint à payer l’équivalent de 5000 francs d’amende.

 Privé de Coupe du Monde 90 à cause d’une défaite en Autriche,  et du choix de la FIFA, décrétant –après la chute du mur de Berlin- que les joueurs ayant défendu la RDA en éliminatoires ne pouvaient changer de pays avant la prochaine compétition, le milieu a le temps de peaufiner son transfert à l’Ouest. Une migration qui s’opère avant même la réunification des deux championnats nationaux (en 91) puisque Matti rejoint Stuttgart à l’été 1990.

 Le temps d’inscrire les derniers pions de l’histoire de la RDA (en amical face à la Belgique), il rejoint la Nationalmannschaft unifiée, dont il est le premier Ossi (ex-ressortissant d’Allemagne de l’Est), lors d’une probante victoire (4-0) face à la Suisse. Sixième de Bundesliga en 91, le VFB remporte le titre en 92, avant de voir son virevoltant rouquin s’envoler vers les cieux italiens, alors à la mode chez les footeux teutons.

 Mais comme beaucoup de ses compatriotes, Sämmer se casse les dents sur une Serie A impitoyable. Après six mois de galère, le joueur emprunte les chemins du retour et signe au Borussia Dortmund, où il score 10 buts en une demi-saison. Axial mais polyvalent, il passe, la saison suivante, au cœur du système du système voulu par Hizfeld pour les jaunes. Libéro dans le 5-3-2 du futur sélectionneur suisse, Matthias n’en est pas moins un électron libre, suppléant au besoin Andreas Möller à l’organisation. Son talent indéniable en fait le digne successeur d’un certain Kaiser, auquel il est d’ailleurs souvent comparé sur les bords de la Ruhr.

 Or, le Westfalen Stadion n’aura peut-être jamais autant vibré qu’avec son Baron Rouge sur le pré. En 1995 comme en 1996, Dortmund gagne le championnat, mais bute sur les géants européens lors des compétitions continentales. Au niveau international, en revanche, Sämmer est l’heureux chef d’orchestre d’une Allemagne intouchable, lors de l’Euro 96. Meilleur joueur de la compétition puis Ballon d’Or quelques mois plus tard, le roux donne une raison d’être aux comparatifs les plus audacieux. Sans savoir que la fin est alors plus proche qu’elle n’y paraît.

 Au sommet après cette épopée britannique, le Kaiser de Dortmund connaît une saison 96-97 entachée de blessures, notamment au genou et au mollet. Peu enclin à laisser filer une nouvelle C1, il revient juste à temps pour taper la Juve, lors d’une finale où l’homogénéité allemande l’emporte sur la fougue et le talent venus du Piémont. Énième come-back et énième rechute en 97-98. Opéré pour la 5e fois au même genou, le roux annonce sa retraite anticipée quelques jours après sa non-sélection pour le mondial 98. En toute logique, l’Allemagne galère et se fait humilier par la Croatie (3-0), en quart de finale. Comme quoi, les sinueuses routes de l’hexagone nécessitent parfois un roux de secours, même endommagé…



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