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Rummenigge, What A Man!

22 février 2012 by tanguy divider image
Karl-Heinz Rummenigge wird 50

Quand l’Allemagne tutoyait les sommets du football international, il était de ceux dont le visage personnifiait cette domination, froide et sans partage. Ex-attaquant hyperactif au regard menaçant et à la volonté de fer, Karl-Heinz Rummenigge a marqué toute une génération d’amateurs de ballon rond, outre-Rhin.

 Le grand blond aux Copa Mundial noires débute sa carrière dans la banlieue de Dortmund, et un autre Borussia, celui de Lippstad. Jusqu’à ses 19 ans, il gravit les échelons dans le championnat amateur régional de Westphalie. Il est alors difficile d’imaginer la carrière qui l’attend. En 1974, le Bayern frappe à la porte du petit club, pour recruter le solide attaquant. Tout s’accélère alors: « Kalle » passe pro, et se fait vite remarquer pour… ses aptitudes à dribbler, dans un effectif où le buteur numéro 1 s’appelle Gerd Müller. il s’impose rapidement dans l’effectif bavarois, mais ne joue pas la finale de C1 75, emportée par son club, face à Leeds, au Parc des Princes.

 

Crédits: conti-online.com

La saison suivante est un copier-coller de la précédente: le Bayern domine l’Europe, et, encore une fois, la France fait partie intégrante de l’histoire de la victorieuse épopée des munichois. Si la précédente finale se jouait dans l’hexagone, celle-ci oppose les rouges à l’ASSE de Bathenay, Rocheteau et autre Larqué. Le géant allemand vient à bout du poétique français sur un coup du sort (les poteaux carrés de Glasgow). Cette fois, KHR est bien sur le pré. En 82, c’est son entrée qui fera perdre toute rationalité au match se jouant du côté de Séville…

 Au-delà de sa croisade consistant visiblement à embêter le voisin au béret et à la baguette, Karl-Heinz doit encore confirmer au plus haut niveau. Après trois C1 consécutives, le Bayern cale pendant que Kalle grandit à vue d’œil. Il connaît sa première sélection quelques mois après avoir tapé les verts, et s’impose rapidement dans une Mannschaft alors en manque de repères. La coupe du monde 78 n’est pas une réussite, mais Rummenigge est alors une des rares satisfactions germaniques de la compétition, avec trois buts inscrits. Dans le même temps, le Bayern perd Beckenbauer, exilé aux États-Unis, et Breitner, parti goûter le soleil de Castille au Real Madrid.

 L’arrivée aux commandes du club allemand de Pal Csernai transfigure la dimension et l’influence de KHR au sein du collectif bavarois. Il devient le buteur attitré du club, et est l’un des principaux artisans du sacre national de 1980. Cette même année, la RFA remporte l’Euro, en battant la Belgique en finale. En toute logique, Rummenigge remporte le Ballon d’Or.

 Le retour de Paul Breitner, tant en sélection qu’à Munich, fait un bien fou au football allemand. 80-81 est une réussite pour le « FC Breitnigge » (de la contraction Breitner-Rummenigge) qui remporte la Bundesliga, mais échoue une saison plus tard en finale de coupe d’Europe, face à Aston Villa. Après un second Ballon d’Or arrive la coupe du monde 82. Rummenigge brille de mille feux en phase de qualifications, durant lesquelles il inscrit 4 buts. Malgré tout, les débuts de la RFA sont alors poussifs, avec une défaite contre l’Algérie, et un nul qualifié « de la honte » face au voisin autrichien, qui verra passer les deux équipes aux dépends d’une Algérie pourtant méritante.

Déjà pris en grippe par une partie du public, la RFA va pourtant aller (presque) au bout de son rêve, en tapant la France en demie, au terme d’une rencontre houleuse et d’une remontée incroyable signée du sceau de Kalle, qui réduit le score à la 102e minute de la prolongation, avant une victoire finale aux tirs au but. Un sursaut de justice donnera la victoire à l’Italie en finale.

 En 1984 et après un énième titre de meilleur buteur de Bundesliga (et une chanson signée Alan et Denise : Rummenigge, What A Man !), le grand blond signe à l’Inter Milan pour la bagatelle record (à l’époque) de 6 millions d’Euros. Mais le prix d’un transfert n’assure aucun rendement minimum, et KHR n’est pas au top durant son passage transalpin, handicapé par des blessures à répétition. Il score tout de même 24 fois en un peu plus de 60 apparitions, mais ne glane aucun trophée.

 Il reste malgré tout un élément essentiel de la Mannschaft qui s’incline de nouveau en finale de la coupe du monde 86 au Mexique, face à l’Argentine. Et comme l’histoire semble avoir une fâcheuse tendance à bégayer durant sa carrière, Kalle est encore le buteur de l’espoir, dans une finale perdue.

 Ce match sera le dernier en blanc et noir pour le consistant attaquant, qui signe un an plus tard au Servette de Genève. Il passe deux années en Suisse avant de raccrocher, et de se laisser aller à une retraite des plus actives. Quand on vous dit que cet homme n’aime pas l’immobilité.  



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