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Romario, buteur des favelas

21 novembre 2011 by tanguy divider image
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S’il n’avait pas été footballeur, sa vie aurait pu être celle d’un Zé Pequeno, jeune gamin grandi trop vite au milieu des fusillades et trafics de drogues, devenu chef de gang. Mais Romário de Souza Faria avait un don pour le ballon rond, qui lui a certainement évité un sort commun à de nombreux enfants de favelas.

 Celui que le monde allait connaître sous le nom de Romário est né le 29 janvier 1966, à Jacarezinho, favela de Rio de Janeiro logeant plus de 60 000 personnes. Jeune il joue à l’Estrelinha, puis à Olaria, avant de signer son premier contrat professionnel au Vasco de Gama, à 19 ans. Il y remporte d’abord un championnat d’Amérique du Sud junior. Il restera trois saisons pour son premier passage chez les pensionnaires du Sao Januàrio, de 85 à 88, et va révéler un sens du but exceptionnel. Vasco gagne alors la Coupe Guanabara en 1986 et 1987, ainsi que le championnat Carioca en 87 et 88. En 194 rencontres en noir et blanc, o baixinho (le petit) marque 124 buts.

Ces statistiques impressionnantes lui permettent d’intégrer la Seleçao, pour les JO de l’été 88 à Séoul. Il termine meilleur buteur de la compétition, et le Brésil ne perd qu’en finale. À ce moment, la Serie A brésilienne est déjà trop petite pour lui. À 22 ans, il part tenter l’aventure européenne. C’est en Hollande, à Eindhoven, qu’atterrit le phénomène. Au PSV, Romário glane 5 titres en 6 ans, auxquels il participe de manière plus qu’active (98 buts en 109 rencontres, un ratio de 0,9 but par match). L’Europe entière ne jure alors que par l’attaquant d’1 mètre 69. C’est finalement Barcelone qui rafle la mise. En 93-94, Sous la houlette de Johan Cruyff, le Barça devient Dream Team, et o baixinho l’idole d’un peuple, aux côtés des Stoichkov, Laudrup, Guardiola et autres Zubizarreta.

Les blaugrana emportent alors la Liga, mais explosent en finale de la Ligue des Champions, 4 à 0, face au Milan AC. Romário marque 32 buts toutes compétitions confondues. À la fin de cette saison arrive la Coupe du Monde aux Etats-Unis. Incapable de porter sa sélection en 90 à cause de pépins physiques, le buteur va se venger. Le Brésil sort de la phase de poules avec 7 points, et Le Petit marque un but à chaque rencontre. Fer de lance offensif, il participe au succès face au pays hôte en huitième, sans scorer. Il marquera son quatrième de la compétition en quart, face aux Pays-Bas, pour une victoire 3 à 2, puis son cinquième en demie, le seul de la rencontre face à la Suède. La Seleçao gagne sa quatrième Coupe du Monde aux dépends de l’Italie, et Romário est élu meilleur joueur de la compétition. Puis meilleur joueur FIFA 1994. Mais l’homme a aussi sa part d’ombre. Il se brouille avec Bebeto lors de la compétition, et récidivera de nombreuses fois à partir de ce titre (bagarre avec Edmundo, brouille avec Zico et Zagallo, puis Scolari).

Au firmament de sa carrière, il va déchanter à son retour en Catalogne. Le barça finit la saison 94-95 en quatrième position. Malgré 21 buts, l’attaquant décide de rentrer au pays. C’est à Flamengo qu’il va donc scorer une bagatelle de 91 pions en 105 matches, avant de traverser de nouveau l’Atlantique, pour une saison à Valence. Il ne jouera que 21 fois sous ces couleurs, sûrement les conséquences de l’attrait des plages de la Costa Blanca. Malgré tout, il marque 15 fois. Par la suite, il retourne à Flamengo pour une pige d’un an, avant de retrouver ses premières amours à Vasco. Non-convoqué en 98 pour de légères blessures, Romário l’excentrique à la rancœur sèche envers les sélectionneurs Zico et Zagallo, fait peindre des caricatures des deux entraîneurs assis sur les WC dans une discothèque de sa propriété. La victoire en Copa América 97 est bien loin. Ses incompatibilités d’humeur lui feront également rater la Coupe du Monde de 2002, Scolari le jugeant trop encombrant. Une bien triste fin de carrière internationale.

 La star pigera encore quelques saisons, entre Vasco, Fluminense, Al Sadd, Miami et Adelaide (Australie). Il finira entraîneur-joueur pour sa dernière saison au Vasco, en 97-98. Puis sortira de sa retraite pour un dernier rappel de 90 minutes, sous les couleurs de l’América. 

 



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