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Rijkaard, le roc surinamais

24 février 2012 by tanguy divider image
Rudi Voller and Frank Rijkaard

Site-de-joueurs.com revient aujourd’hui pour vous sur la carrière de l’un des plus solides piliers de la Hollande version années 80-90. Souvent décrit comme un travailleur de l’ombre, Frank Rijkaard n’en était pas moins un technicien insoupçonné, capable de participer, voire d’organiser le jeu. Retour sur une carrière pleine de caractère.

 Né d’un père originaire du Surinam, celui qui sera plus tard appelé De Lama (le lama) voit le jour fin septembre 1962, à Amsterdam, quelques 29 jours après la naissance d’un certain Ruud Gullit. Autre similitude, les deux futurs Oranje vivent leur jeunesse dans le même quartier, celui de Jordaan, à Amsterdam, à quelques blocs seulement l’un de l’autre. Les deux jeunes vont taquiner la gonfle main dans la main dès leur plus jeune âge, et après un court passage dans le club de quartier, le DWS, Franky est repéré grâce à son physique imposant et son engagement sans faille par Leo Beenhakker, qui le fait signer à l’Ajax.

 Après quelques années à arpenter les équipes de jeunes, le grand défenseur débute avec l’équipe pro des Joden, à 17 ans. Nous sommes alors en 1980, et le Go Ahead Eagles va être corrigé 4 à 2 dans la Venise du nord, avec à la clé un but du néophyte. Installé dans la défense centrale des blancs et rouge, Il va rapidement fournir son palmarès, remportant durant ses sept années au club trois championnats hollandais, trois coupes des Pays-Bas et une coupe des coupes, en 1987. Entre temps, Il découvre la sélection.

 Titulaire indiscutable sous les ordres de Kurt Linder puis Aad de Mos, il entre en conflit avec Johan Cruijff lors de la première saison de la légende hollandaise sur le banc de l’Ajax. Il déclare alors ne plus vouloir jamais évoluer sous les ordres de ce dernier, et signe au Sporting Portugal, où il ne reste que six mois avant d’être prêté à Saragosse.

 À l’été 88, c’est le grand Milan qui se penche sur son cas. Mais avant de rejoindre la capitale de la mode, Frank s’en va gagner l’Euro 88 avec son pote Gullit et quelques autres grands noms, tel que Marco Van Basten. Le « trio magique » hollandais truste d’ailleurs les trois premières places du ballon d’or, cette même année.

 Ce même trio magique va œuvrer à partir de cette saison 88-89 sous les couleurs du Milan AC. Comme par hasard, le club rossoneri connaît une période faste, et joue le spectaculaire jeu imposé par Arrigo Sacchi. En 89 et 90, un Milan sauce Oranje piétine l’Europe, et s’offre deux ligues des champions, deux supercoupes de l’UEFA, et deux coupes intercontinentales. Rijkaard, surnommé In Petto (l’ouragan) par un San Siro sous le charme, vient inscrire le but du sacre lors de la C1 90, contre Benfica. Les années suivantes, deux scudetti viennent compléter l’armoire à breloques de Rijkaard, qui n’est pas le joueur le plus flamboyant de cette colonie néerlandaise, mais bien celui qui apporte solidité et stabilité à la défense milanaise, s’offrant même de spectaculaires montées offensives, à l’occasion.

 Entre temps, la coupe du monde 90 vient donner un autre surnom au roc surinamais. Lui qui, lors d’un Hollande-Allemagne très tendu, passe son match à cracher sur Rudi Völler et à invectiver l’avant-centre moustachu. Pas très classe, le lama. En 1992, les Oranje sont archi-favoris pour emporter l’Euro, mais l’invité de dernière minute danois vient couper court au rêve de la sélection de Rinus Michels, aux tirs au but. Exemplaire, Rijkaard avait pourtant montré le chemin à suivre à ses coéquipiers en inscrivant le but du 2-2.

 En 1993, Frank quitte le Milan AC. Il faut dire que quelques semaines auparavant, le club laissait filer la ligue des champions à l’OM de Bernard Tapie. Le trio magique se disloque, Gullit, en froid avec Capello, part à la Samp’ de Gênes, et Van Basten ne jouera plus au football, poursuivi par de récurrentes blessures. Retour aux sources pour Rijkaard, qui rentre au pays, à l’Ajax. Sous la houlette de Louis Van Gaal, l’Ouragan est la dose d’expérience que nécessite la jeune génération batave, composée notamment d’Edgar Davids, Clarence Seedorf, ou Patrick Kluivert. Des noms qui ne nous rajeunissent pas.

 Après une coupe du monde 94 qui voit la Hollande céder devant le Brésil de Parreira, en quarts, FR se paie un dernier rêve, en donnant la passe décisive du seul but de la finale de ligue des champions 95 à Patrick Kluivert, face à… Milan.

 En toute logique, le roc surinamais raccroche après ce sacre, avant de se consacrer à une carrière de coach déjà bien remplie, et un passage remarqué au FC Barcelone, où il pose les bases du jeu léché et de possession aujourd’hui prôné par le club catalan, et loué de part le vieux continent. 



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