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Pfaff, dernier rempart à part

2 mars 2012 by tanguy divider image
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Parmi les gardiens de but fantasques, le plat pays de Brel a certainement compté dans ses rangs l’un des plus grands représentants de la drôlerie. Demi-finaliste héroïque de la coupe du monde 86 reconverti en vedette de reality show, Jean-Marie Pfaff était un joueur à part, mais un belge entier. Et tout ceux qui prétendront le contraire « ne sont en fait que des jaloux ». Voilà qui est dit.

Après une enfance bercée par le ballon rond, « Zen-Marie » étrenne pour la première fois ses boucles blondes et  son sourire rieur sur les prés de la Jupiler League lors de la saison 73-74. Et s’il n’a alors que 20 ans, il ne va pourtant pas tarder à s’imposer dans les rangs de Beveren, son club formateur.

Celui dont le seul regret restera « d’avoir raccroché les crampons bien trop tôt » joue 27 matches dès sa première saison dans le nord de Bruxelles. Car avant de devenir  l’idole et accessoirement le showman de tout un peuple, JMP passe près d’une décennie à défendre les couleurs des Agriculteurs. En 1976, ses bonnes performances lui ouvrent les portes de la sélection, une saison avant de remporter le soulier d’or du championnat belge.

Avec les jaune et bleu, il remporte la coupe nationale en 78, puis le championnat en 79. Avant de partir à Munich, Pfaff devient El Simpatico, multipliant les frasques lui attirant l’amour d’un public acquis à sa cause. Ses performances aussi, contribuent à bâtir sa légende. Amené à remplacer un Théo Custers bien trop roux pour jouer l’Euro 80,  Pfaff est un des grands artisans de l’excellent parcours des diables rouges, qui ne perdent qu’en finale face au géant allemand.

De retour au pays, le portier joue deux saisons en demi-teinte avant de rejoindre le Bayern Munich, à 29 ans. Habitué à son cocon belge, Jean-Marie découvre un autre monde, où la défaite et les sentiments n’ont pas leur place. Un monde qui semble convenir à l’exubérant gardien : « Mon passage du petit Beveren, où j’ai été formé, au grand Bayern, géant européen, reste un de mes meilleurs souvenirs. J’ai découvert un autre monde et acquis une nouvelle dimension ».

Mais avant de découvrir les joies de la Bundesliga, la coupe du monde ibérique se profile pour ce qui reste aujourd’hui encore comme la plus grande génération de joueurs belges. Le principal intéressé évoque ces réminiscences avec émotion « Mon premier grand souvenir, c’est la Coupe du Monde 1982 en Espagne et ce fameux premier match face à l’Argentine de mon ami Diego Maradona. Sous les yeux du monde entier, et alors qu’on ne nous donnait pas la moindre chance face aux champions du monde en titre, nous l’avons emporté 1-0, grâce à un collectif remarquable et un but d’Erwin Vandenbergh ».

Quatre ans. C’est le temps qu’il faut à JM pour sortir de l’ombre de Sepp Maier en Bavière, remporter deux coupes d’Allemagne et deux Bundesligas, avant d’entrer dans l’histoire de son pays. 1986, le monde entier a les yeux rivés vers le Mexique, où l’Italie, vainqueur de l’Allemagne quatre ans plus tôt à Santiago Bernabeu, vient défendre son titre.

Après des débuts poussifs (défaite face au Mexique, nul face au Paraguay), la Belgique se qualifie pour les huitièmes à la faveur des points engrangés face à l’Irak. Face à l’URSS, le scénario incroyable et un Pfaff des grands soirs permettent au plat pays d’accéder pour la première fois de son histoire aux quarts d’une World Cup.

Dans son duel à distance avec Andoni Zubizarreta, Pfaff est le meilleur, et ni ses 33 ans, ni l’égalisation tardive des ibériques ne feront plier des diables rouges déchaînés, qui vont chercher aux tirs au but une demi-finale inespérée. Et si la suite de la compétition se révèle moins heureuse (défaites face à l’Argentine et la France), les belges rentrent au (plat) pays en héros « C’est fantastique pour un petit pays comme le nôtre. Nous avons réellement mesuré la portée de notre exploit en revenant au pays. A l’aéroport de Zaventem, une foule immense nous attendait. Nous avons été escortés dans des voitures décapotables jusqu’à la Grand-Place de Bruxelles où une marée humaine noire-jaune-rouge nous a fait un triomphe ».

Consacré meilleur gardien de la planète en 87, et remportant un dernier championnat d’Allemagne, il rentre en Belgique, à Lierse, en 88. Une petite saison avant d’aller piger à Trabzonspor et de raccrocher.

 Au beau milieu de cet océan de souvenirs  marquants, El Simpatico semble en retenir un en particulier, de retour du Mexique, en 86 : « Je crois bien avoir signé un autographe sur la poitrine d’une femme qui était un rien euphorique, comme nous ! » Ah, les charmes du plat pays…



Jean-Marie Pfaff par footyroom



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