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Pep’ Guardiola, technicien intello

27 janvier 2012 by tanguy divider image
Barcelona soccer coach Guardiola speaks to reporters during a news conference at Parken stadium in Copenhagen

Après sa première vie de milieu de terrain-chef d’orchestre, il n’aura pas tardé à se forger un des plus beau palmarès d’entraîneur de son temps. Car Pep’, c’était un joueur élégant, reconverti en coach bien-pensant et fanatique de littérature. Un parcours atypique pour l’homme aux 13 titres sur 16 possibles aux commandes du Barça.

 Josep Guardiola I Sala est né début 71 à Santpedor, petite bourgade du nord de Barcelone. Catalan pur jus, il débute son apprentissage du ballon rond chez les bleus et blanc du Gimnàstic Manresa, avant d’intégrer la Masia en 1984. P’tit Pep’ a alors 13 printemps.

 Impressionnant en catégorie junior, il débarque dans l’effectif pro des Blaugrana en 1990, sous la houlette de Johan Cruijff. Déjà mûr pour le haut niveau, il met un an à prendre une place de relayeur-organisateur dans le 11 du batave, qui devient en quelques années  la « Dream Team », constituée essentiellement de catalans, basques (Bakero, Bergiristain) et de stars internationales (Koeman, Laudrup, Romàrio, Stoichkov).

 Menacé un an avant, le hollandais volant est victime d’un infarctus en 90-91. Mais ça, le catalan s’en fout. Car à la fin de la saison, c’est Madrid qui a des palpitations, en voyant le FCB remporter sa première Liga depuis 85, mettant fin à l’hégémonie de la « Quinta del Buitre ». Mieux, la saison suivante, Barcelone se retrouve sur le toit de l’Europe, pour la première fois, à la faveur de sa victoire en finale de C1 face à la Sampdoria.

 Après avoir remporté sous les couleurs ibériques les JO de Barcelone (histoire de vite compléter les cases vides dans le palmarès), Pep’ s’offre une Supercoupe de l’UEFA, et le Barça un football léché suscitant l’admiration des plus spécialistes observateurs. Plus au centre des terres, le Real repasse au second plan : tout va bien pour Guardiola, plaque-tournante de ce collectif en pleine ascension.

 Jamais rassasiés, les catalans vont chercher une troisième puis quatrième Liga de rang en 93 et 94. Mais les balbutiements en Ligue des Champions (élimination précoce en 93, défaite historique en finale en 94) donnent à beaucoup une impression de stagnation. C’est vrai que gagner le championnat tous les ans n’a aucun sens, sans LdC.

 Malgré la cassure sportive et les désaccords grandissants entre Cruijff et le président Nunez de 94 à 96, Guardiola reste une pièce maîtresse du club, et en devient même le capitaine après le départ de Bakero, en 97. Une année sous les ordres du gentleman Bobby Robson et un triplé coupe du Roi, Coupe des vainqueurs de coupe (C2) et Supercoupe d’Espagne, avant l’arrivée d’un nouveau technicien Oranje.

 Sous les ordres de Louis Van Gaal, Barcelone crée moins de spectacle, mais l’efficacité est optimale, notamment dans la conquête des championnats d’Espagne 98 et 99. C’est bien le minimum quand on se paie une triplette Figo-Rivaldo-Luis Enrique devant. Souvent blessé, le Pep’ manque la coupe du monde 98, puis celle de 2002. Pendant ce temps, c’est un petit jeune qui prend sa place en sélection. Un petit jeune qu’il finira par avoir sous ses ordres, un certain Xavi Hernandez.

 Avant la fin de la saison 2000-2001, Guardiola quitte la Catalogne. La besace à breloques bien remplie. Il rejoint la Roma, où il ne joue pas. Puis il continue son Giro à la découverte de Brescia. Aux côtés de Roberto Baggio, il écrit les plus belles pages de l’histoire du club. Suspendu pour dopage puis pigiste à Doha, Pep’ n’a déjà plus la tête au terrain. Mais pas si loin.

Après une retraite sportive bien méritée, PG passes ses diplômes d’entraîneur, et entreprend un véritable chemin de croix à la rencontre des plus grands techniciens de la planète. Au cours de ce voyage initiatique au pays du génie tactique, il rencontre Bielsa, Angel Cappa (ancien coach de River, et accessoirement celui qui a décelé du talent chez Javier Pastore) ou encore La Volpe (alors sélectionneur d’un Mexique pour lequel Guardiola voue une véritable passion). Interrogés sur le Pep’ de l’époque, ces grands noms s’accorderont sur un point: Guardiola est déjà un entraîneur qui sait où il veut aller.

 Officiellement retraité à la mi-novembre 2006, il prend les rênes du Barça B six mois plus tard. Puis de la première au printemps 2008. Commence alors la deuxième vie de Josep, qui devient coach Guardiola. Au départ, beaucoup le voient comme une simple caution catalane permettant à Laporta d’atténuer les foudres de socios échaudés par la saison écoulée.

 Mais une saison suffit pour prouver le contraire. Un Clasico, en mai 2009 (victoire 6-2), une coupe du Roi, une Liga trois jours plus tard, et la Ligue des Champions pour le dessert. En une saison, Guardiola le technicien explose aux yeux du monde du ballon rond.

 Plus jeune entraîneur titré en C1, il ne s’arrête pas en si bon chemin. Pour la reprise, en aout 2009, il enfile une Supercoupe d’Espagne et une Supercoupe d’Europe au collier de perles qui lui sert de palmarès. Quelques mois plus tard, la coupe du monde des clubs vient s’ajouter à la liste.

 La suite, tout le monde la connaît : 2 Liga (2010, 2011), 2 Supercoupes d’Espagne (2010, 2011), une LdC (2011), une Coupe du Monde des Clubs (2011) et une Supercoupe de l’UEFA (2011) et accessoirement quelques déculottées infligées au Real. Nommé –à juste titre- meilleur entraîneur 2011 par la FIFA, le Pep’ dédie son sacre à Tito Vilanova, son assistant. La classe.

 Aujourd’hui, PG coule des jours heureux sous le soleil du nord-est espagnol. Passionné de littérature, il se plaît à entretenir de solides amitiés avec les grands noms de l’écriture hispanophone. De son image d’intellectuel, il déclare, modeste: « quand est-ce que les gens se rendront compte que je n’ai pas le temps de lire tous ces livres? ». Et si parfois, des relents d’énervement aux accents lusitaniens lui parviennent aux oreilles, c’est que la Castille a pris l’habitude de se réveiller des lendemains de Clasicos avec une sacrée gueule de bois. L’effet Guardiola. 



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