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Paulo Futre, le talent fragile

6 février 2012 by tanguy divider image
paulo futre atletico Madrid

Un patronyme embarrassant, mais l’une des plus grandes gloires du football lusitanien. Ami et premier fan de Rabah Madjer, Icône de l’Atletico Madrid époque Gil y Gil, ailier de talent aux jambes de verre, Paulo Futre a laissé une marque indéfectible sur le football européen de la fin des années 80. 

 Paulo Jorge Dos Santos Futre, pour son nom complet, naît le 28 février 1966, à Montijo, petit bled du sud du Portugal. En 1974-1975, à seulement 8 ans, il touche ses premiers ballons sous les couleurs du club local. Un an suffit à Paulo pour montrer que le club est déjà trop petit pour lui. Recruté au printemps 75 par le Sporting Portugal, il évolue huit années –de 75 à 83- dans les équipes de jeunes des verts, avant de signer son premier contrat professionnel à l’âge de 17 ans.

 Une seule saison avec Os Leões, avec 21 matches joués pour 3 buts, et PF affole déjà les plus grosses cylindrées lusitaniennes. En toute logique, c’est le FC Porto qui empoche la mise à la fin de la saison, alors que les vétérans Pacheco et Antonio Sousa font le chemin inverse.

 Dès 1984, il explose littéralement chez les Dragons. Sa technique, sa vitesse, ses inspirations et ses arabesques font de lui un joueur incontournable dans la formation d’Atrur Jorge. Son palmarès est alors encore vierge, mais ne va pas tarder à se débloquer. En 85, les bleus et blanc empochent la Liga Sagres. L’année suivante aussi, avec le nouveau renfort de Rabah Madjer sur le front de l’attaque lusitanienne.

 En 1987, le FCP réalise une campagne européenne grandiose, éliminant successivement l’Ajax Rabat (10-0 sur l’ensemble des deux rencontres), le FC Vitkovice, Brondy et le Dynamo de Kiev. En finale, les portugais s’offrent le sclap du Bayern de Munich des Pfaff, Matthaus et Rummenigge, 2 à 1, grâce notamment à la Madjer de Rabah.

 Cette année 87, Futre est en fusion, et n’échoue qu’à la deuxième place du classement ballon d’or quelques semaines après cette finale, derrière Ruud Gullit. Devenu l’attraction du mercato estival, il signe finalement chez les Colchoneros de l’Atletico Madrid, à la surprise de ceux, nombreux, qui voulaient le voir rejoindre le Real ou Barcelone.

 Lui en dira « c’est un peu le destin. Tout compte fait, j’ai bien fait de rester fidèle à l’Atletico en Espagne car cela m’a permis de faire partie de l’histoire du club. Si j’étais parti au Real ou au Barça, j’aurais été un joueur en plus ». L’ex-international portugais restera cinq années pour son premier passage à Madrid, et s’adapte à merveille au club du truand Gil y Gil.

 

u.goal.com

Entre lui et les supporter, tout va pour le mieux. Il est certes un peu faible physiquement, se blesse souvent, mais est un véritable poison sur le pré. Mais les rouges et blanc ne remporteront aucune Liga avec leur portugais volant. Seulement deux coupes du Roi, dont une face au Real Madrid, lors d’une saison 91-92 où il enfile les passes décisives pour Manolo, qui finira cette année Pichichi de la Liga avec 27 réalisations. Une saison incroyable, mettant le lusitanien sur un piédestal comparable à celui de Maradona à Naples.

 Avec 38 buts en 163 matches, plus un nombre incalculable de dernières passes, Futre rentre au pays à l’été 92, rejoignant le clubs le plus supporté dans le monde : le Benfica Lisbonne. Il n’y joue qu’une seule saison pour 3 buts en 11 matches.

 À pas encore 30 piges, l’homme est en perte de vitesse, il joue en 93-94 sur la Cannebière, mais Marseille ne convient pas au dribbleur. Dès lors, sa fin de carrière n’est qu’une succession de passades dans des clubs où il ne joue pas, ou peu, en raison notamment de blessures à répétition.

 94-95 : Reggiana, 13 matches pour 5 buts. 95-96 : Milan AC, 1 match. 96-97 : West Ham, 9 matches. 97-98 : retour à l’Atletico, 10 matches. En l’espace de six saisons, du Benfica à Madrid, celui qui a connu 41 sélections sous la tunique portugaise pour 6 buts entre 93 et 95 ne joue que 52 matches, moins de 10 par an.

 Il finit sa carrière au Japon, où il effectue une pige aux stats encore très légères (13 matches, 3 buts), avant de raccrocher. 

 




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