round image on layout top

Paul Breitner, le foot en contre-culture

25 novembre 2011 by tanguy divider image
paul_breitner-723101

Il restera comme l’une des figures de proue du football européen des années 70. Le regard froid, les traits typiques de l’aryen, mais certainement le joueur le plus funky de sa génération, de part son look et sa liberté d’expression. Paul Breitner, défenseur ou milieu de terrain de formation, est le symbole de l’Allemagne de l’époque, à la fois froide et originale. Portrait.

Il est né le 5 septembre 1951, à Kolbermoor, RFA (du bon côté du mur). Un peu plus à l’est, il n’aurait certainement jamais été autorisé aux loufoqueries capillaires qui fûrent les siennes, ni à jouer au Bayern, d’ailleurs. Mais le hasard fait bien les choses, et Paul s’engage à Munich, en 1970. Alors âgé de 19 ans, le jeune homme fait preuve de grandes qualités et s’impose très vite au FCB, en tant qu’arrière gauche. Un an seulement plus tard, c’est la Nationalmannschaft qui frappe à la porte de l’ «Afro-Paul». Mais en Bavière, il se heurte à Franz Beckenbauer. Profondément incompatibles, l’anticonformiste face à l’incarnation de la rigidité, les deux hommes se brouillent, Paulo referme le premier chapitre Bavarois de sa carrière et quitte Munich à l’été 74, juste après avoir soulevé sa première Ligue des Champions (précédée de trois titre en Bundesliga et une coupe d’Allemagne).

Il ne partira pas n’importe où, puisque c’est le Real qui l’accueille. Maoïste donc, mais pas trop quand il s’agit de pognon ou de rejoindre le club de l’humaniste Franco. Après quatre ans, 310 matches et 98 buts dans le sud de l’Allemagne, Paulo gagne, avec la maison blanche, deux Ligas. Aux côtés des Miguel Angel, Del Bosque, Camacho ou autres Netzer, tout semble rouler pour le mieux. Pourtant, Breitner retourne outre-Rhin à l’intersaison 77. Puisque Beckenbauer n’est plus là, il revient, d’abord à l’Eintracht Braunschweig, un an et 10 pions en 30 rencontres (histoire d’être sûr de ne pas s’être fait berner et de tomber sur le Kaizer à peine débarqué au Säbener Strasse), puis au Bayern. Il finira alors son parcours de sportif de haut niveau avec son club formateur. Il y regagne deux Bundesliga et une coupe d’Allemagne, mais chutera en finale de coupe d’Europe, en 82, face à Aston Villa.

 

La Nationalmannschaft

Mais c’est avant tout en sélection que der Afro construit sa légende. Sélectionné dès ses vingt ans, en 1971, il est de la partie pour l’Euro 72. La RFA dispose alors d’une sélection au potentiel exceptionnel, essentiellement issue du Bayern Munich et du Borussia Mönchengladbach. À l’époque, gagner un Euro n’est vraiment pas de la tarte : huit groupes, un seul sortant de chaque en quart, avec une première phase en matches aller-retour. L’Allemagne de l’ouest se qualifie logiquement face au trio Pologne-Turquie-Albanie. En quart, la mannschaft passe aux dépends de l’Angleterre, 3 à 1 à l’aller, 0 à 0 au retour. En demie, c’est le pays organisateur, la Belgique, qui prend de plein fouet la vague Noire et Blanche, avec une défaite 2 à 1 (doublé de Gerd Müller). En finale, la bande à Beckenbauer se balade face à l’URSS, 3 à 0. Comme six de ses coéquipiers, PB apparaît dans l’équipe type d’un tournoi survolé.

Malgré les frictions, l’association est performante, et la paire Breitner-Beckenbauer se retrouve en 74 pour la Coupe du Monde, à domicile. Alors que, pour la première fois, le trophée Jules Rimet cède la place à la nouvelle breloque internationale, de multiples conflits éclatent entre les joueurs et la fédération de la RFA. Breitner menacera même de quitter le centre d’entraînement de la sélection en pleine nuit. Beckenbauer avouera plus tard que lui et quelques joueurs passeront le reste de la nuit à le convaincre de rester. Décision à leur avantage, puisque l’afro-maoïste score 3 buts dans ce tournoi, dont un en finale contre les Pays-Bas, sur penalty. L’Allemagne emporte sa Coupe du Monde, et Breitner, à 22 ans, a déjà gagné les trois compétitions suprêmes (Euro, Coupe du Monde, Champion’s League). Il refusera par la suite de jouer la coupe du monde 78, pour causes de divergences avec le sélectionneur, et certains joueurs. Une compétition qui sera (comme par hasard) une débâcle.

De retour en 81, il participe à la World Cup 82, au Mexique. Encore frais, Il emmène son équipe en finale en tapant la France de la manière que l’on sait en demie, mais perd face à l’Italie (3-1). Lot de consolation, il marque le but germanique, certes anecdotique, en finale, et intègre le cercle refermé des buteurs dans deux finales de la compétition ultime (avec Vavà, Pelé et Zidane). C’est pas mal, pour un joueur qui écumait les boîtes de nuit durant la compétition et rentrait ivre un soir sur deux. Il prend par la suite sa retraite, avec un bilan de 48 matches et 10 buts sous les couleurs de son pays. Aujourd’hui recruteur du Bayern, il reste une icône pour les amateurs du football libre et peu policé, et autres fans de contre-culture du ballon rond.

 



Dino Zoff, le roc...

source listal.com

112 sélections , 570 matchs en série A, 5 titres de champion d’italie ,...

read more

Messi reçu trois sur...

lionel-messi-a-ete-sacre-ballon-d-or-2012-photo-afp-franck_621592_460x306

Au terme d’une cérémonie finalement plus marquée par l’absence...

read more

Un Quadruplé historique...

bafetimbi_gomis

Muet depuis près de deux mois, Bafetimbi Gomis a choisi la rencontre...

read more


bottom round image

footer blue big nice

footertop right
Copyright © 2011 Gestion Du Net | Tous droits réservés.