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Paolo Rossi, de l’ombre à la lumière

23 mars 2012 by tanguy divider image
Whoateallthepies.tv

Site-de-joueurs.com revient aujourd’hui sur la carrière de l’un des derniers représentants du foot italien sauce magouille. Tel Janus, Paolo Rossi est un homme à double-facette. Une quasi-schizophrénie qui aura vu son côté obscur et l’affaire du Totonero le priver de compétition au début des années 80, avant de devenir l’oracle du sport transalpin, en 1982.

 Innocent, Paolo l’est encore lorsqu’il taquine ses premières gonfles. Enfant de Toscane, il prend sa première licence à Santa Lucia de Prato, club issu du milieu industriel et fortement influencé par l’église catholique, dans la banlieue de Florence. À douze piges, il signe au Cattolica Virtus, avant d’être repéré quatre ans plus tard par le manager général de la Juventus, Italo Allodi, qui voit dans le longiligne attaquant (1m74, 66 kg) un ailier d’avenir. Malheureusement, ses premiers mois dans le Piémont sont marqués par une série de blessure (trois opération au ménisque notamment en 1972 et 1973) qui compliquent son intégration dans une équipe qui tourne alors à plein régime (deux Scudetti de rang en 72 et 73).

 Encore trop tendre, Paolo est prêté à Côme en 1975. C’est d’ailleurs en Lombardie qu’il fait ses débuts professionnels, en Serie B (le 9 novembre 1975, contre Pérouse). Mais il n’y scorera pas ses premiers pions, puisque des blessures le poursuivent, et qu’il ne joue que six rencontres cette saison. Devenu indésirable à son retour à Turin, il est cédé en copropriété à Vicenza, où Giovan Fabbri, entraîneur des vénétiens, le replace dans l’axe, en raison de la méforme chronique d’Alessandro Vitali. Brillant, puisqu’une saison plus tard, Rossi est le meilleur buteur de Serie B (21 réalisations) et aide son équipe à accéder à l’élite, avec en prime le gain du titre.

 La Serie A ne stoppera pas son irrésistible ascension. La saison suivante (77-78) il devient Capocannoniere italien, avec 24 buts, et Vicenza termine sur la deuxième marche du classement. Entre temps, il honore sa première sélection (le 21 décembre 77 contre la Belgique, à Liège) avant de convaincre le sélectionneur Enzo Bearzot de le retenir pour la coupe du monde.

 En quelques mois, Pablito est donc passé du statut de joueur superflu à celui de vedette montante, pour laquelle Vicenza et la Juventus se livrent une guerre sans merci. La copropriété n’aboutissant sur aucun accord, les tractations en arrivent au jeu des « buste » qui veut que chaque président inscrive dans une enveloppe la somme qu’il est prêt à débourser pour obtenir le transfert définitif. Si la Juventus est prête à mettre 875 millions de lire sur la table, Vicenza en propose 2, 65 milliards (soit près de 10 millions de francs). Une somme colossale qui défraye la chronique et pousse même Franco Carraro, président de la fédération, à la démission.

 Malgré le scandale, Rossi s’envole serein vers l’Argentine, où il va se révéler au monde, avec trois buts (dont le premier face à la France, à Mar del Plata) et quatre passes décisives. La Squadra Azzura termine quatrième de la compétition, après une petite finale perdue contre le Brésil. À son retour en Italie, l’attaquant est témoin de la descente aux enfers de son club, qui ne sauvera pas sa place en première division malgré ses 15 buts. Au printemps 79, c’est donc une nouvelle guerre de la surenchère que se livrent les grands club de la péninsule. Et le nom du vainqueur est une surprise, puisque c’est Pérouse, qui a fini deuxième du championnat, qui l’enrôle pour deux ans (en prêt payant). Il inscrit treize buts mais le 1e mars 1980 éclate l’affaire du Totonero.

 Ce scandale de matches truqués, qui fait suite au témoignage d’un commerçant, Massimo Cruciani, (qui affirme que plusieurs matches du championnat italien, dont Lazio de Rome-Milan AC du 6 janvier 1980 et Avellino-Pérouse le 30 décembre 1979 ont été arrangés), voit trente joueurs impliqués. La gigantesque enquête qui s’en suit aboutit à de lourdes condamnations : la Lazio et le Milan AC sont relégués en Serie B, d’autres clubs (Bologne, Avellino, Pérouse) écopent de retrait de points, et de nombreux joueurs sont suspendus. Rossi, dont la culpabilité se base sur un dossier pour le moins léger, sera condamné à trois ans loin des terrains. Souvent considéré comme la victime médiatique de cette affaire, il verra sa suspension réduite plus tard à deux ans.

 Son retour se fait donc en 1982. À quelques mois de la coupe du monde, des doutes sont émis quant à sa capacité à revenir au très haut niveau. Mais Enzo Bearzot ne l’a pas lâché, et le retient pour la compétition, qui a lieu en Espagne. Malgré un manque de rythme évident, l’attaquant cartonne à partir du deuxième tour, et finit meilleur buteur du tournoi (six réalisations) tandis que son pays remporte la compétition. Pablito est désormais l’idole de tout un peuple, qui gardera longtemps en mémoire son triplé face au Brésil, et le ballon d’or qu’il remporte, cette même année.

 À son retour sur terre, il signe à la Juventus. Enfin prêt à s’imposer dans le club de ses débuts, Rossi n’a plus la verve d’avant-1980. Avec les Bianconeri, il remporte la C1 en 83, puis le championnat, la supercoupe de l’UEFA et la coupe des coupes en 1984. Il est également de la dramatique finale au Heysel, en 1985. Après quoi il décide, handicapé par de récurrentes blessures, de signer au Milan AC.

 Il ne jouera qu’une saison en Lombardie, avant de mettre un terme à sa carrière après une pige à l’Hellas Vérone. Homme de coupe du monde, il sera de l’aventure mexicaine, en 86, mais ne jouera aucune minute. Sans doute pour ça que le parcours de la Squadra s’est vu brusquement arrêté par l’équipe de France, en huitièmes. 

 

 



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