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Neeskens, l’Oranje mécanique

16 mars 2012 by tanguy divider image
Cruyff Neeskens

 Chaque légende à un second, un assesseur de l’ombre l’aidant invariablement dans sa quête. Batman avait son fidèle Robin, et si Cruijff avait été l’homme-chauve-souris, son bleu masqué n’aurait été autre que Johan Neeskens, infatigable récupérateur à la coupe façon Beatles. Retour sur la carrière d’un Oranje Rock & Roll.

 Johannes Jacobus de son vrai (mais embarrassant) prénom naît à la mi-septembre 1951, pile-poil vingt ans avant Greenpeace. Jeune amoureux du ballon rond, il débute sa carrière à Heemstede en 1968, avant d’être recruté en 1969 par l’Ajax. Neeskens fait partie de cette génération dorée, dirigée par le créateur du football-total, Rinus Michels. Cadet de la « fratrie » Johan (Cruijff pointant quatre ans de plus que lui), il ne tard pas à s’imposer dans cet Ajax.

  À une époque où le « contrat de jeu » du football imposait généralement un rythme peu élevé, Neeskens se remarque par son abattage incroyable et une activité physique frénétique. Une sorte de milieu défensif avant-gardiste, qui aida Amsterdam à remporter entre autres trois coupes d’Europe des clubs champions (71, 72 et 73) et trois championnats (70, 72 et 73) par une abnégation défensive de tous les instants, mais aussi grâce à une propension à remonter la pelouse cuir au pied et à terminer ces chevauchées par d’insoupçonnées cacahuètes sur le but adverse.

 Ses premières sélections avec les Pays-Bas remontent à 74. Cette même année, il est l’un des piliers de l’épopée des Oranje, stoppée en finale par la RFA (1-2) malgré l’ouverture du score du ratisseur aux cheveux longs sur penalty. Quatre ans plus tard, l’absence de Cruijff est le seul élément changeant du scénario hollandais. De nouveau une épopée. De nouveau une finale. De nouveau une défaite face au pays organisateur (l’Argentine, 1-3). 

 Cruijff et Michels, partis distiller leur football sous le soleil catalan quelques mois plus tôt que Johan 2 sont rejoints par ce dernier au printemps 74. Sous les couleurs du Barça, aux côtés de Johan 1e et Hugo Sotil, Neeskens s’impose définitivement comme l’un des tous meilleurs joueurs de sa génération. Malgré cela, il ne remporte qu’une coupe du Roi et une coupe des vainqueurs de coupe (C2) pendant ses cinq années blaugranas.

En 1979, JN choisit donc l’exil, et définitivement en avance sur son temps, part monnayer ses services aux Etats-Unis, au New-York Cosmos, avec qui il remporte le championnat des USA, en 1980. Une fin de parcours marquée par une retraite internationale faisant suite à une défaite face à la France (en 1981) et par plusieurs piges dans de modestes équipes à partir de 85 (Groningen, Fort Lauderdale Sun, FC Baar et FC Zug). Le monde du football retiendra son style tout en puissance, en percussion et dépourvu d’inutiles arabesques. Un Oranje mécanique, un vrai. 



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