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Naybet, le roc de Casablanca

28 février 2012 by tanguy divider image
Crédits: afterfoot.fr

Site-de-joueurs.com revient aujourd’hui sur la carrière d’un des meilleurs défenseurs africains de l’histoire. International à la bagatelle de 115 sélections et premier marocain vainqueur de la Liga, Noureddine Naybet a longtemps été l’assurance tout risque d’un pays habituellement producteurs de techniciens fantasques.

 Le jeune casablancais nait à l’aube des années 70. Dans un pays oscillant alors entre grogne populaire et dépression économique, le petit jeune, accroc au ballon,  passe le plus clair de sa jeunesse à taquiner la gonfle, à Derb Chorfa. Déjà talentueux, et besogneux, il est vite repéré par l’Étoile de Casablanca, où il ne reste qu’un semaines avant de rejoindre au Wydad Casablanca.

Chez les rouge et blanc, il grimpe les échelons en junior, avant de s’imposer chez les seniors. Dès lors commence sa collection de trophées. Dans un style tout en maîtrise, Naybet est le libéro dont auraient alors besoin tous les clubs à ambitions. Pour preuve, le WAC remporte les championnats du Maroc 90, 91 et 93, et marche sur l’Afrique (une ligue des champions arabe en 89, une ligue des champions de la CAF en 92).

 La consécration continentale à seulement 22 ans donne des envies d’ailleurs, mais il participe avant à sa première CAN, en 92, au Sénégal. Le Maroc est sorti de la phase de poule par le Zaïre et le Cameroun dans le groupe de la mort. Une compétition qui décime d’ailleurs les pays nord-africains, puisque l’Algérie et l’Égypte sont également sortis avant le tableau final. L’été de la même année, Noureddine se rend à Barcelone avec sa sélection, pour y jouer les JO. Malgré un but du jeune central face au Paraguay, à la Mestalla de Valence, le Maroc fait encore pâle figure et sort dès le premier tour.

crédits: AFP

 Malgré tout, la jeune pousse défensive s’affirme à une vitesse exceptionnelle, au rythme de ses retours miracles et interventions autoritaires, doublées de relances toutes en vista. Au printemps 93, il signe pour un FC Nantes qui a passé des semaines à lui faire les yeux doux. À l’époque, le FCNA est partie intégrante du gratin du football hexagonal. Et pourtant, en une saison, Naybet devient le chouchou attitré d’une Beaujoire sous le charme. France Football le place dans le top 10 de ses étoiles.

 Incroyable mais vrai, Noureddine est déjà trop grand pour le championnat de France, après une année. Du coup, le Sporting Lisbonne débauche l’international pour 6 millions d’euros, somme record pour un joueur marocain. Toujours aussi irréprochable dans son style rappelant à s’y méprendre un certain Baresi, toujours à la limite, mais avec une lecture du jeu permettant d’annihiler quelque offensive que ce soit, Naybet passe deux saisons chez les vert et blanc, et y remporte une coupe et une supercoupe du Portugal.

 La régularité de ses performances attise les convoitises, et même si la coupe du monde 94 est une désillusion (élimination au premier tour après trois défaites en autant de matches), les années portugaises lui ouvrent les portes de la liga, objectif secret de NN.

 C’est le Deportivo de la Corogne qui accueille le roc marocain. Et dès sa première saison, le Depor termine au pied du podium du championnat espagnol, avec en prime… la meilleure défense de Liga. Comme par hasard. En 2000, les bleu et blanc décrochent le titre national avec une génération exceptionnelle (Valeron, Makkay, Tristàn ou encore Djalminha).

 Sous la houlette d’Irureta, le Depor remporte également la coupe du Roi et la supercoupe d’Espagne en 2002, s’appuyant sur sa solidité défensive et un collectif fluide. Malgré de nombreuses sollicitations, émanant notamment de Manchester United (qui a proposé 8,5 millions d’euros pour débaucher le marocain) ou du Real Madrid, Naybet reste 8 années en Galice, et ne partira qu’après la défaite en demi-finale de la ligue des champions 2004, face au FC Porto.

crédits: Matteo Bazzi dpa

Entre-temps, Naybet, devenu capitaine et fer de lance d’une sélection marocaine qui n’a d’yeux que pour son champion d’Espagne, Voit son pays éliminé de la coupe du monde 98, après la polémique de la victoire norvégienne face au Brésil, avec notamment un penalty jugé d’abord imaginaire par l’ensemble des médias, qui reverront leur avis après sortie d’une vidéo sous un angle prouvant que la faute de Junior Baiano sur Tore André Flo était bien réelle. À un point près, le Maroc aurait pu jouer les huitièmes, mais rentre finalement hâtivement au pays. En 2004, il est l’un des premiers rôles de l’épopée marocaine lors de la CAN, qui a vu les lions de l’Atlas chuter en finale, dans une ambiance délétère à Radès, face à la Tunisie (2-1).

 En 2004, le libéro rejoint la brumeuse Angleterre, et les quartiers nord de Londres, à Tottenham. Malgré ses 34 printemps, il est titulaire indiscutable la première année, allant jusqu’à marquer dans le derby opposant les blancs aux Gunners d’Arsenal. A contrario, la seconde saison, sa dernière en tant que footballeur professionnel, est celle du déclin. Naybet joue très peu. En sélection, cette dernière saison se finira aussi en eau de boudin, puisqu’une mésentente avec Badou Zaki, qui renonce à son expérimenté central défensif, qui annonce dans la foulée la fin de sa carrière. 


but de noureddine naybet (totenham vs arsenal) par youssofana



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