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Marco Van Basten, l’élégant finisseur

6 décembre 2011 by tanguy divider image
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Il fait partie des sources d’inspiration les plus importantes du football contemporain. La hollande du ballon rond ne connaît que lui, et fidèle à la réputation arrogante qui colle à la peau de sa patrie, il se contentait de dire à ses coéquipiers « Contente-toi de me le passer, et commence à courir pour me féliciter ».

Marco Van Basten, c’était donc la classe à l’état pur. Pour les plus jeunes, une sorte d’Ibrahimovic, le calme, la vivacité (et le palmarès) en plus. L’avant-centre naît le 31 octobre 1964, à Utrecht. Il joue quelques années à l’UVV Utrecht, avant de rejoindre Einwijk Utrecht, puis, en 1981 et l’Ajax Amsterdam. Car quand on est hollandais et plutôt doué, c’est l’époque où le passage par les Joden est indispensable avant de rebondir à l’étranger. Talentueux, le jeune homme n’échappe pas à l’inévitable comparaison au roi Cruijff. Pas évident à gérer, on sait comment ont réagi certains, plus récemment, à des assimilations à un certain ZZ, dans l’hexagone…

Il joue ses premieres matches pros en 1982, à 18 piges. Dès sa première saison, il soulève le titre de champion des Pays-Bas. La suivante, c’est un doublé qui l’attend. Il remporte également l’Eredivisie 85, la coupe en 86 et 87, et marque le but de la victoire en finale de coupe des coupes 87, pour une victoire sur le plus petit des écrats. Goleador avant tout, il remporte le titre de « pichichi » hollandais de 84 à 87, et totalisera 152 buts en 172 matches.

Marco est alors trop grand pour ne pas aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs. C’est le Milan AC qui accueille le tueur à l’été 87. Il ne lui faut pas plus d’un match pour inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs, à l’occasion de l’entame de la Serie A, et d’une victoire 3-1 face à Pise. Malheureusement, des blessures entachent cette saison, et malgré le gain du Scudetto, Marco ne joue que onze matches.

Arrive alors l’Euro 88. Van basten a connu sa première sélection quelques années auparavant, en 1983. Il est l’un des fers de lance de l’implacable équipe mise en place par Rinus Michels. En Allemagne de l’Ouest, Les Oranje brillent, et MVB score un triplé face à l’Angleterre en poule, un but en demie face à la RFA, et une volée défiant les lois de la physique en finale face à l’URSS. Trois mois plus tard il remporte le ballon d’or, qu’il offre à son papa.

Frank Rijkaard rejoint la colonie hollandaise du Milan AC dans la foulée. Bien lancé Marco inscrit 19 buts dans le Calcio, et remporte la ligue des champions face au Steaua Bucarest, 4 à 0, puis la coupe intercontinentale, face au club uruguayen du Nacional Montevideo. Rebelote pour le ballon d’or.

En 1990, la ligue des champions reste à Milan, à la faveur d’une victoire face au Benfica (1-0), et le longiligne avant-centre remporte son premier titre de Capocannoniere, ou meiileur buteur de Serie A. Élevé au rang de Fuoriclasse, il permet au Milan d’empocher un second titre intercontinental en 91, ainsi que la supercoupe d’Europe, histoire d’oublier l’élimination de sa sélection en huitième de finale de la coupe du monde 90. En 91, il vit la déception face à l’Olympique de Marseille, puis rate son tir au but décisif en demi-finale de l’Euro 92 face à l’invité surprise, le Danemark.

Marco a alors 28 ans, et malgré la poisse collective, il gagne un troisième ballon d’or (92). Après son père, c’est à Silvio Berlusconi qu’il offre sa dernière distinction individuelle suprême (pas forcément flatteur pour son géniteur). Il apparaît une ultime fois avec les Pays-Bas en qualifications du mondial 94, face à la Pologne. Clap de fin pour un mec qui compte 24 buts en 58 sélections.

La fin est alors proche, et la descente est accélérée par la contrainte d’une nouvelle opération de la cheville, après celle de 86. En 92-93, il n’inscrit qu’un but en championnat, face à Ancône, le dernier de sa carrière. Il sera présent lors de la finale face à l’OM, mais à croire que le bleu ciel et blanc ne lui allait vraiment pas, il est remplacé, Milan perd, et ce sera le dernier match professionnel du champion. Après deux ans à se battre pour retrouver un usage correct de sa cheville, il tire sa révérence lors d’une conférence de presse à Milanello, et déclare « C’est la partie la plus difficile que j’ai jouée », en toute simplicité, la pointe d’élégance en plus. À l’image de sa carrière.

 



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