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Madjer, le geste d’une vie

6 février 2012 by tanguy divider image
rabah madjer

Alors que la CAN bat son plein au Gabon et en Nouvelle-Guinée, Site de joueurs.com revient pour vous sur la carrière d’un des plus grands joueurs de l’histoire du foot africain. Attaquant de génie et élu 5e footballeur africain du siècle, Rabah Madjer aura vécu son quart d’heure de gloire le 27 mai 87, en glissant un astucieux ballon derrière son pied.

 Né le 15 février 1958, Rabah effectue ses débuts professionnels à la NA d’Hussein Dey, en 1974. Le jeune homme a alors seulement 16 ans, et s’impose rapidement comme un joueur indispensable.

 Dès sa deuxième saison, il est vice-champion d’Algérie. Finaliste de la coupe nationale la saison suivante, il gagne cette compétition, son premier titre, en 1979. En 78, son club échoue en finale de coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe.  Beaucoup de finales, mais un seul titre à la sortie de ses 7 saisons sous la tunique du club algérien, avant que Rabah ne vienne poursuivre sa carrière en France, au RC Paris.

 En 83, il arrive dans la capitale. Le RCP évolue alors en deuxième division. En 83-84, le club retrouve l’élite, grâce notamment aux 20 buts en 27 matches du génie d’Alger. Après une courte pige au FC Tours en 84-85, il s’en va découvrir le championnat portugais.

 Dès 86 tombent les premiers trophées lusitaniens. Un championnat, une supercoupe, mais le meilleur reste à venir. En 87, le FC Porto atteint la finale de la ligue des champions. Rabah ne s’imagine alors certainement pas que ce match va changer le cours de sa vie. Dans la douceur du printemps autrichien (le match se déroulait à Vienne), il réalise un match exceptionnel, ponctué d’un but historique, et d’une passe décisive sur le but de la victoire « Ce match là, c’est mon plus grand souvenir. Je marque un but, je donne une passe décisive et je gagne un titre qui reste à vie dans un palmarès. Je n’avais jamais pensé atteindre un jour ce stade. Je me demandais même en entrant sur le terrain si c’était bien moi face au grand Bayern ».

 « Je me rappelle que la veille de la finale, je me demandais comment j’allais jouer. Mon compagnon de chambre de l’époque, Jozef Mlynarczyk, avait peur. Je lui ai dit qu’on allait gagner 2-1. Le bon Dieu m’a entendu ». Expansif quand il s’agit d’évoquer son sommet de gloire Warholienne, Rabah admet un geste instinctif, presque divin « J’étais dos au but, je ne pouvais faire qu’une talonnade pour marquer. Je l’ai joué à l’instinct, je l’ai sortie comme ça. Je n’avais pas le temps pour réfléchir. Juste après la finale, j’ai refait le geste dans un match de championnat. J’ai marqué aussi ».

 Porto marche sur l’Europe dans cette fin des années 80. Quelques semaines plus tard, les bleus et blanc empochent le coupe intercontinentale, aux dépends de Penarol. Sur un terrain complètement impraticable, enneigé, Madjer crée le premier but, avant d’inscrire le second d’un improbable lob, en prolongations « Je le marque en prolongation, c’était le timing parfait. En plus, c’est un très beau but, un lob lointain. C’est un grand honneur d’avoir pu jouer un tel match, qui plus est de le gagner. »

 Ajoutez à cela, un championnat (88), une supercoupe d’Europe (87) et une coupe nationale (88), et vous obtiendrez un palmarès exceptionnel pour un premier passage de trois ans chez les Dragons, aux statistiques convaincantes (50 matches, 29 buts). De son passage au Portugal, la légende algérienne retiendra « J’ai vécu un conte de fées. Je suis arrivé à Porto dans l’anonymat, je venais d’un petit club. Ça a été difficile de m’imposer, il y avait de très bons joueurs à Porto, j’ai dû faire des sacrifices. Avoir réussi à faire mon trou est une immense fierté ». La fin de l’année verra le technicien remporter son seul ballon d’or africain.

 Sous les couleurs de son pays, Rabah Madjer a également impressionné. Il honore sa première sélection en 1978, lors des jeux Panafricains. Une compétition remportée par les fennecs. Deux ans plus tard, il échoue en finale de la CAN, et participe aux JO de Moscou, durant lesquels l’Algérie atteint les quarts de finale. En 82 se profile la coupe du monde. En Espagne, les verts et blanc battent la RFA, avec un but de sa star, mais sort à la différence de but dès le premier tour. En 86, l’histoire est moins belle. Malgré trois titularisations en trois rencontres, Madjer n’est pas décisif, et l’Algérie ne prend qu’un point, face à l’Irlande du Nord.

 Parti de Porto en février 88, il ne restera que quelques mois à Valence, le temps de jouer 14 matches et de marquer 4 buts. Avant un retour à Porto. Son second passage au FCP est tout aussi réussi d’un point de vue personnel (58 matches, 21 buts) mais pas collectivement, malgré le gain d’une supercoupe, d’une coupe et d’un championnat.

 En 90, il est capitaine de la sélection algérienne, et remporte la CAN lors d’une finale l’opposant au Nigéria. La meilleure manière de terminer une carrière internationale ponctuée de 87 apparitions pour 29 pions. En club, Rabah jouera une derière pige (91-92) au Qatar SC, avant de tirer sa révérence. 

 



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