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Le président Blanc

23 janvier 2012 by tanguy divider image
Laurent BLANC

Site de joueurs revient aujourd’hui pour vous sur la carrière exceptionnelle d’un des plus grands noms du football français. Défenseur de talent, relanceur et technicien à la fois, mais aussi grand entraîneur en devenir, Laurent Blanc a marqué de son empreinte l’histoire du ballon rond dans l’hexagone.

 Lolo est un enfant du midi, comme le laisse encore transparaître son léger accent chantant. Il naît à Alès, en 1965. Il commence à taper le cuir dans le club local, l’Olympique d’Alès en Cévennes. À 15 ans, il intègre le centre de formation de Montpellier. Il débutera sous le maillot professionnel héraultais trois ans plus tard, en 1983. Difficile à imaginer, mais à l’époque, sa technique et sa vista font de lui un milieu offensif prometteur.

 Après quelques années en deuxième division, Blanc est un élément essentiel de l’accession à l’élite nationale, en 87. En 88, il remporte l’Euro espoir, toujours en 10. Soucieux pour son futur en bleu, un certain ZZ perd alors ses premiers cheveux.

 Mais en division 1, le MHSC galère. Lors de la saison 89-90, Jacquet est remercié et cède sa place sur le banc à Michel Mézy, qui demande à l’imposant Laurent de se repositionner en défense centrale. Pas content, Lolo. Mais il accepte, pour ne pas perdre de vue l’équipe de France, qu’il côtoie depuis février 89 et un amical face à l’Eire.

 Faisant également partie de la série d’invincibilité qui précède le malheureux Euro 2012, le libéro néophyte sauve son club d’un relégation à l’été 90. Montpellier finit 13e, et remporte la coupe de France face au RC Paris, avec en prime une ouverture du score sur coup-franc, en prolongations, pour le Président.

 La saison suivante est sa dernière dans l’Hérault, et Laurent se fixe définitivement en défense centrale, mais devient meilleur buteur du club (14 réalisations dans la saison). En C2, les sudistes se font aussi remarquer en n’étant sortis que par Manchester United.

 En 91, il rejoint Naples. Une ville à la ferveur incomparable à la sérénité entourant le MHSC. Trop offensif, Lolo peine à se faire aux exigences de la Serie A. Il marque 6 fois en 31 apparitions, mais doit faire ses bagages à la fin de saison. Attaché au soleil, il remonte de quelques kilomètres, jusqu’à Nîmes. Une saison puis s’aventure dans le grand nord, à Saint-Etienne.

 Dans le Forez, il retrouve son niveau, marque, anticipe, court-circuite, relance. Mais ça ne suffit pas à remettre à flot un ASSE en chute libre, qui ne doit, en 95, son maintien qu’à la décision de ne pas faire remonter l’OM trop vite, au vu de finances trop instables.

 À la fin de cette saison, Guy Roux a le nez creux, et fait venir le géant vert à l’AJ Auxerre. En remplacement de Franck Verlaat, Blanc retrouve son niveau. Lui qui est lourdement critiqué depuis la non-qualification de 93, qui avait même renoncé aux bleus avant de faire volte-face grâce à Aimé Jacquet, est vite blessé mais réalise une deuxième partie de saison incroyable et remporte avec l’AJA un doublé coupe-championnat au printemps 96.

 Devenu un cadre en sélection, il est de l’aventure britannique, stoppée en demi-finale, quelques semaines plus tard. Personne ne le sait encore mais un groupe de champions du monde germe alors dans les petits papiers de « Mémé » Jacquet.

 Désiré de tous après l’Euro, Blanc choisit de s’exiler en Catalogne, où le Barça lui fait les yeux doux. Sa deuxième tentative à l’étranger prend vite des airs de fiasco. Cruijff, qui l’a fait venir, est remercié le jour de la signature du libéro. Il remporte d’emblée la supercoupe d’Espagne mais se blesse, avant de gagner sa place dans le 11 Blaugrana. Puis il vit une deuxième partie de saison galère, avec un rouge en quart de la C2, une blessure le privant de Clasico et de finale de coupe d’Europe.

 
Son énième retour dans l’hexagone, en 97, se fait à l’OM. Avec Rolland Courbis, c’est le début d’une histoire. Il devient vite un leader et permet aux olympiens de terminer 4e du championnat en 98. Pour son implication dans le groupe (il allait négocier certaines primes et arrangements avec la direction du club au nom des joueurs) autant que pour son influence dans le vestiaire, son expérience et son rendement (11 buts cette saison, capitaine), Laurent devient le Président. Un changement de dimension bienvenu alors que la coupe du monde pointe le bout de son nez…

 Pour ce rendez-vous, Blanc fait partie des meubles bleus. Aux côtés de Marcel Desailly, Thuram et Lizarazu, avec son pote Barthez derrière, Lolo fait partie d’une des meilleurs défense du monde. Pour preuve, les bleus n’encaissent que deux buts, et finissent en apothéose un certain 12 juillet, face à des mecs en jeune dont on ne comprenait pas bien ce qu’ils faisaient là. Le numéro 5 de la bande à Jacquet trouve même le temps d’inscrire le but en or face au Paraguay (8e de finale) entre deux bises claquées sur le crâne de Faboulous Fab’.

De retour sur terre, dans la cité phocéenne, Blanc voit l’OM chuter en finale de l’UEFA 99, face à Parme. Pour la peine, il ira voir ce qu’il se passe côté transalpin. La saison suivante, c’est l’Inter de Milan qui rallie le Président à sa cause. Il est un titulaire régulier mais ne gagne rien, et rejoint les Red Devils de Manchester en 2001, un an après avoir remporté l’Euro, figurant même dans l’équipe type du tournoi. Le néo-retraité international remporte une Premier League en 2003 puis tire sa révérence.

 Depuis, Le Président a trouvé le temps de couler des jours heureux, dans la douceur de son Gard natal, avant de se remettre en scelle (parce que le travail c’est la santé, quand même) à la tête des Girondins de Bordeaux, avec lesquels il remporte une Ligue 1, en 2009. Mettre fin au règne de Lyon avec Gourcuff et Chamack comme principales armes. Quand on voit ce que ces deux derniers sont devenus, ça n’a pas de prix.

 Il reprend ensuite l’équipe de France après le fiasco total de 2010. À lui désormais d’écrire l’histoire de l’Euro 2012. 

 


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