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Kevin Keegan, anglais en or

11 février 2012 by tanguy divider image
twb22.blogspot.com

Site-de-joueurs.com revient aujourd’hui sur la carrière de l’unique double ballon d’or britannique de l’histoire. Attaquant classieux, chouchou infidèle d’Anfield Road, Kevin Keegan a marqué le football d’outre-Manche d’une efficacité implacable, avant de devenir directeur de cirque. Comme quoi, tout arrive.

 La carrière de Kevin Keegan, c’est d’abord une rencontre. Né en 1951, le jeune milieu de terrain (à l’époque) joue sous les couleurs du club de Scunthorpe, ville de taille moyenne de l’est anglais, à l’histoire industrielle marquée. De 68 à 71, trois saisons passent, et le jeune homme impressionne. Entraîneur déjà historique de Liverpool, en poste depuis 1959, Bill Shankly veut recruter la starlette. Au mois de mai 71, alors qu’Anfield est en pleine reconstruction, Kevin, ado encore mal dégrossi, est assis sur une poubelle, seule place assise autour du stade. La légende écossaise l’emmène en personne passer sa visite médicale à côté des docks de la ville des Beatles.

 Se crée alors un rapport père-fils entre les deux hommes, comme le concède le joueur « j’étais dans l’exploitation minière et lui aussi. Je pense qu’il s’est reconnu en moi (…) il a voulu m’aider et il l’a fait. Mis à part mes parents, Bill était la personne la plus importante de ma vie (…) il m’a amené au club, il a cru en moi et m’a inspiré. Cette première rencontre a changé ma vie à jamais ».

 Une sacrée déclaration d’amour de la part de l’international anglais. À l’époque, le joueur de poche (1m73) ne coute que 35 000 Livres aux Reds. Sous les ordres de son père spirituel, le milieu devient attaquant, et quelques semaines après son arrivée, Bill lui promet qu’il finira par défendre les couleurs de la sélection des Trois Lions. La nature généreuse du technicien et son envie de toujours « rendre les gens meilleurs » profitent à Kevin, qui se souvient que « s’il n’avait rien de positif à vous dire après un match, il ne vous parlait tout simplement pas (…) il n’abordait jamais les choses sous un angle négatif ».

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 La méthode Shankly met Keeg’ dans les dispositions parfaites. Le 14 aout de cette année 71, il marque après seulement 12 minutes lors de son premier match, face à Nottingham Forest. Les Reds l’emportent 3 à 1. Cette rencontre est également l’occasion pour l’homme de banc de remarquer la complémentarité entre son petit protégé et John Toshack. Les deux formeront une des paires les plus prolifiques de l’histoire liverpuldienne.

 Une première saison convaincante ouvre les portes de la sélection à Kevin dès 1972. Il effectue ses premiers pas en blanc face aux Pays de Galles. Il surfe alors sur la confiance accordée par Shankly, qui le transcende à chaque sortie. Il faut dire que le coach « n’avait pas peur de mettre quelqu’un dedans. Il suffisait qu’il croie en vous ».

 Pour sa deuxième saison en Premier League, il remporte ses premiers titres. Le championnat et la coupe de l’UEFA atterrissent dans l’escarcelle des Reds, avec en prime deux réalisations en finale aller face à Monchengladbach, pour le buteur bouclé. Un soulagement énorme, car ces deux trophées brisent une série de sept années de disette pour le club. Toujours prolifique en 73-74, Keegan marque son premier but en sélection (le 11 mai, encore contre Galles).  Dans le nord du Royaume, l’effectif des scousers est un savant équilibre entre expérience et jeunesse fougueuse et talentueuse.

 Malgré cela, le championnat est remporté par Leeds, et sa série (record à l’époque) de 29 rencontres de rang sans défaite. L’honneur sera tout de même sauf au printemps, avec une victoire et un parcours éblouissant en FA cup, ponctué d’un festival offensif (3-0) face aux Magpies de Newcastle, en finale.

 Deux mois plus tard, beaucoup de choses vont changer. Bill Shankly, pressenti pour arrêter à chaque intersaison depuis quelques années, en finit définitivement  avec le ballon rond. Un repos bien mérité, à 71 ans. Malgré tout, la nouvelle bouleverse l’attaquant qui se rappelle « j’ai été parler à Bill et il m’a dit ‘’non, cette fois c’est bien fini’’ c’était un gros choc ».

 La tête à l’envers, KK se bat avec Billy Bremner, capitaine du Leeds United, lors du Charity Shield (trophée des champions anglais) 74-75. Bob Paisley n’est encore que l’ombre de Bill Shankly et les Reds passent une année difficile, sans titre. Mais Keegan est un champion. Il le démontre la saison suivante, en emmenant une nouvelle fois Liverpool sur le toit du royaume, avec un nouveau championnat d’Angleterre. Sur la scène européenne, le LFC remporte la coupe de l’UEFA face à Bruges, grâce à un but victorieux  de « Mighty Mouse » lors du match retour.

 En 76-77, le virevoltant Striker prend son monde à contre-pied, en annonçant vouloir rejoindre le vieux continent au terme de la saison. Chouchou de tout un peuple, il en devient (presque) paria. Paradoxalement, le joueur et Liverpool réalisent certainement leur meilleure saison ensemble. Proches du triplé, les Reds s’inclinent en finale de FA cup face à ManU, et doivent se « contenter » d’un championnat et d’une coupe de l’UEFA.

 Après 323 matches et 100 buts, Kevin rejoint Hambourg au printemps 77, en l’échange de 500 000 Livres. Il admet : « le départ de Bill a certainement joué un rôle dans ma décision de partir (…) sans manquer de respect à Bob, mais quand Bill est parti, c’est comme si la moitié du club s’en allait, pour moi (…) Personne ne pouvait le remplacer ».

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 Le jeune homme sort donc de son cocon, et peut désormais s’envoler. Un championnat (en 79), une finale de C1, mais surtout deux ballon d’or (78 et 79) consacrent l’hyperactif attaquant au niveau européen.  Dans le nord de la Germanie, le breton devient une idole. Mais trois ans suffiront à lui faire sentir le mal du pays.

 Après la saison 79-80, Keegan, qui a manqué avec l’Angleterre les coupes du monde 74 et 78,  ainsi que  l’Euro 76, peut enfin se mesurer aux autres astres de la planète football en 1980, à l’occasion de l’euro italien. Malheureusement, les Three Lions ne prennent que trois points en phase de poule, et rentrent hâtivement au pays. De retour dans le championnat anglais (à Southampton), Keegan permet, en 80-81, de ramener le meilleur classement de l’histoire du club, une sixième place. Il reste une saison de plus dans le sud du Royaume, avant d’aller tirer sa révérence au nord, permettant à Newcastle de remonter en Premiership en 1984, après deux nouvelles saison pleines. 

 



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