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Dennis Bergkamp, le hollandais non-volant

7 novembre 2011 by tanguy divider image
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Le football est parfois cruel. Car si vous regardez au Panthéon des grands joueurs, ceux dont on se souviendra encore dans 50 ans, de nombreux talents purs manquent à l’appel. Parmi eux, un des meilleurs joueurs des années 90, créateur de jeu, finisseur à ses heures, participant aux plus belles années d’Arsenal, Il s’agit évidemment de Dennis Bergkamp, l’éternel hollandais non-volant.

Dennis voit le jour le 10 mai 1969 à Amsterdam, ville de football ayant vu les premiers pas de nombreux grands joueurs. Il débarque à l’Ajax à 12 ans, et intègre le désormais célèbre centre de formation rouge et blanc. Signe d’un destin particulier, c’est Johan Cruyff qui le lance dans le grand bain professionnel le 14 décembre 1986 face au Roda JC. Il totalisera 14 apparitions cette saison. Il fer partie, la saison suivante, du groupe vainqueur de la coupe des coupes – ex C2 qui disparaîtra en 1999 – mais n’entre pas en jeu en finale. Les années suivantes, Dennis étoffera (déjà) son palmarès, avec une Eredivisie en 90, une coupe de l’UEFA en 92, et une coupe des Pays-Bas en 93. Individuellement, sa période Ajax est aussi très prolofique, il finit meilleur scoreur du championnat de 91 à 93,  et meilleur joueur hollandais en 92 et 93. Il totalisera 122 buts en 239 matches avant de s’envoler en terres transalpines.

 Car à l’été 93, l’Inter casse sa tirelire, et débourse 12 millions de dollars pour le blondinet de 24 ans. À l’époque, cela fait de lui le second joueur le plus cher de l’histoire, derrière Gianluigi Lentini. Mais les sommes investies ne sont pas sciences exactes dans le football, et Dennis ne fera jamais réellement son trou à Milan.  Il remporte (tout de même) une coupe de l’UEFA en 94, marque 11 buts en 50 apparitions, puis fait ses valises, direction Londres.

 Et c’est bien dans le sud du Royaume-Uni que Dennis brillera de mille feux. Signé en juin 95 pour 7,5 millions de dollars, il mettra 7 matches avant de marquer, face à Southampton. Il devient peu à peu un titulaire indiscutable sur le front de l’attaque des Gunners, aux côtés d’un certain Ian Wright. Et cette paire fût le signe du renouveau d’Arsenal au milieu des années 90.

Avec l’arrivée d’un certain Arsène Wenger, à l’intersaison 96, l’équipe prend une nouvelle dimension. Et Bergkamp en sera l’un des leaders. La saison suivant (97-98) les rouge et blanc font le doublé Premier League – FA Cup. Il marque 16 fois cette saison, avant de faire un petit tour dans l’hexagone, histoire de confirmer au monde qu’il est tout sauf un rigolo.

Lui qui a commencé sa carrière internationale le 26 septembre 90 face à l’Italie fera déjà forte impression à l’Euro 92, marquant en finale, réussissant son penalty, mais impuissant face à la détermination des coéquipiers de Peter Schmeichel,  qui permet à la Danish Dynamite d’emporter son premier et pour l’instant seul titre international. Il brille également en 1994, aux USA, marquant face au Brésil, dans un match finalement perdu 3 à 2. Il sera du rendez-vous anglais en 1996, marquant mais ne pouvant régler les problèmes internes d’une sélection Oranje décevante. Nous voilà donc en 98, au sortir d’une magnifique saison avec les Gunners, il marque 3 fois durant la compétition, et laisse notamment une trace indélébile lors du quart de finale face à l’Argentine. Sur une longue transversale diagonale de F. De Boer, contrôle parapluie, petit pont sur Roberto Ayala, frappe enchaînée de l’éxtérieur du droit, pleine lucarne. Le Vélodrome de Marseille s’enflamme, et Big Dennis envoie la Hollande en demi-finale.

 

 Malgré une défaite en demie face au Brésil -heureusement pour nous français, car nous n’aurions certainement pas réussi à venir à bout de ces terribles Oranje – la Coupe du Monde est réussie, mais comme à l’accoutumée, les hollandais rentrent à la maison bredouilles.

Peu importe, The Non-Flying Dutchman est bien à Londres. En 2001-2002, plus précisément le 2 mars 2002, il score l’un des plus baux buts de l’histoire du football face à Newcastle. Après 10 minutes de jeu et sur une passe de « Robbie » Pirès, il tente et réussit un grand pont retourné à l’aveugle (rien que ça) en une touche de balle, puis vient ajuster un portier médusé.

Il gagnera encore un doublé en 2002, la FA Cup en 2003, prend le temps de s’éclipser doucement, au profit d’un petit jeune qui prend du galon, alias Thierry Henry. Il se retirera finalement après la finale de Champion’s League perdue en 2006 face à Barcelone. Il totalisera 120 buts en 423 rencontres avec les Gunners. 



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