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Dalglish, le coeur d’un red

30 mars 2012 by tanguy divider image
Kenny_Dalglish

Puisqu’il serait dommage d’oublier les grandes heures des étoiles déchues, site-de-joueurs.com revient aujourd’hui sur la carrière d’un entraîneur en plein dans la mélasse. Légende d’Andfield, Kenny Dalglish s’est taillé un palmarès long comme le bras avant de devenir un homme de banc des plus fiables, à jamais considéré -au même titre qu’un 18 trous après quelques bons verres de scotch- comme partie intégrante du Scottish Establishment

 La légende liverpuldienne naît à l’aube des années 50, à Glasgow. Écossais de sang, Kenneth n’en est pas moins pragmatique. En effet, jeune, il supporte les Rangers, historiquement le club de la communauté protestante de la ville. Ce qui ne l’empêche pas de signer au Celtic, en 1969, faute d’autre proposition. En vert et blanc, il séduit d’entrée, scorant six des sept buts de son équipe lors de son premier match. Il défendra les couleurs du club catholique de Glasgow huit années durant, avec un ratio matches joués/buts marqués impressionnant (167 buts en 324 apparitions, soit 0,52 buts par match).

 Devenu trop imposant pour la modeste Scottish Premier League, King Kenny se barre à Liverpool au printemps 77, pour remplacer le Golden Boy Kevin Keegan, parti à Hambourg. Dalglish qui file à l’anglaise, ça ne plaît pas du tout aux fans du Celtic, qui hueront leur héros déchu de toutes leurs forces lors de son retour, pour le jubilé de Jock Stein, en aout 78. L’ironie du sort, quand on sait que c’est justement l’ex-joueur puis manager des verts et blanc qui était venu chercher le prodige chez lui à ses 18 ans, et qui avait passé un quart d’heure devant la porte à attendre que Kenny ne cache tous ses posters des Rangers.

 Dans la ville des Beatles, il marque 31 buts en 62 matches pour sa première saison, et remporte la coupe d’Europe des clubs champions. La saison suivante, c’est la Premier League qui s’offre au prolifique buteur. En trois années rouges, il empile les titres et forme avec Ian Rush un duo qui démâte toutes les défenses du royaume.

 Il prend une semi-retraite en 1985, juste après le drame du Heysel. Entraîneur-joueur, il réussit d’entrée un doublé FA Cup-championnat. Mieux : alors que le titre n’est toujours pas joué lors de l’ultime journée, Kenny, impatient, marque  et offre en personne le trophée aux siens. La saison 87-88 est celle du renouveau d’un effectif vieillissant. Ce qui n’empêche pas les Scousers d’enchaîner 29 matches sans défaite et de remporter une nouvelle Premier League, à quatre journées du terme de la saison.

 À peine remis du Heysel, le club doit faire face l’année suivante à la tragédie de Hillsborough, qui voit 96 fans des Reds périr. Impressionnant de compassion et de présence auprès des familles de victimes suite à cet épisode du 15 avril 89, Dalglish gagne le respect éternel des supporters du LFC. Un mois plus tard, le championnat est perdu lors d’une dernière journée ahurissante face à Arsenal (défaite 0-2 juste suffisante pour sacrer les Gunners). Une année noire.

 Sans forcer,  King Kenny mène Liverpool, en 89-90,  vers un nouveau sacre national, le dernier en date, avant de tout plaquer en février 91 alors que le club est idéalement placé en championnat. Un mélange de classe et de folie. Mais surtout un geste témoignant d’un personnage empli d’humanité, qui déclare plus tard avoir été submergé par l’impact d’Hillsborough.

Suite à son départ, le navire Red coule, pendant que lui se ressource dans la quiétude de Blackburn, en Championship. Il fait monter les Rovers dès sa première saison, avant de remporter le championnat en 95, faisant manger son chapeau à son illustre rival de Manchester, Alex Ferguson.

 Sans grand succès cette fois, il pigera du côté de Newcastle et du Celtic Glasgow, avant de quitter le devant de la scène.

 Mais le parfum de la pelouse fraîchement tondue pour les viriles joutes de l’élite anglaise manquent à King Ken’, qui quitte le centre de formation du club en janvier 2011 pour remplacer Roy Hodgson. Il fait venir Luis Suarez, Andy Carroll, et laisse partir Torres, désireux de rejoindre les Blues de Chelsea (pour les performances qu’on lui connaît). Menacé de relégation en novembre, le club finit 6e d’un championnat remporté par United.

 Malgré un début de saison 2011-2012, convaincant, avec en point d’orgue une victoire sur le terrain d’Arsenal, Liverpool retombe dans ses travers. L’affaire Suarez n’arrange rien à l’affaire d’un Dalglish critiqué pour avoir défendu contre vents et marées son joueur. Malgré une victoire en Carling Cup le 26 février, le technicien est aujourd’hui dans l’œil du cyclone, et doit faire face à une presse de plus en plus vindicative à son égard. Comme quoi, tout s’oublie.



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