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Le Cap’, du Frioul à Londres

8 novembre 2011 by tanguy divider image
England's coach Capello shouts during a 2010 World Cup second round soccer match against Germany at Free State stadium in Bloemfontein

L’expression est toujours grave. Les yeux comme recroquevillés derrière ses lunettes, la coupe de cheveux qui n’a pas bougé d’un poil depuis la fin des sixties, le front et les joues ridées, comme marquées par tant d’années à côtoyer le haut niveau, Fabio Capello est de ces entraîneurs qui vous calment par une présence, un charisme. Son parcours parle pour lui, mais avant de devenir Il Professore, le jeune Fabio a aussi été joueur. Retour sur une carrière de cinquante ans.

Fabio naît le 18 juin 1946 à San Canzian d’Isonzo, province de Gorizia, dans le Frioul-Vénétie julienne. Pour simplifier, à quelques minutes à vol d’oiseau d’Udine, et de la frontière Solvène, dans le nord-est de la botte. Il commence sa carrière de joueur au SPAL Ferrara, où il joue de 64 à 67. Il est ensuite engagé par l’AS Rome, pour qui il joue une soixantaine de matches en deux ans. Puis il rejoint son principal club en tant que joueur: la Juventus Turin. Avec la vieille Dame, il remporte 3 Scudetto et joue 165 matches en 7 ans, aux côtés notamment de Dino Zoff. Il finira sa carrière au Milan AC, avec un quatrième titre national en prime. Il compte 32 sélections avec la Squadra Azzura, score 8 buts, dont celui, historique, de la première victoire transalpine à Wembley – 1 à 0 – en 1973.

Retraité en 1979, il revient au terrain 12 ans plus tard, pour une deuxième carrière de coach. Il succède au mythique Arrigo Sacchi au Milan AC. Pas une mince affaire, et pourtant, il parvient à remporter 4 titres en 5 ans. Et accessoirement une Champion’s League, la cinquième pour Milan, en se payant le Barça 4-0 en finale. Il tient également un incroyable record d’invincibilité, de 58 matches, du 19 mai 1991 au 21 mars 1993. Avec sous sa coupe des joueurs tels que Franco Baresi, Marco Van Basten, Paolo Maldini ou Ruud Gullit. Rien que ça.

Le Cap’ s’exile en 96 en Espagne, et rejoint le Real Madrid. En Castille, le problème du moment est de combiner les talents offensifs de Davor Šuker, Predrag Mijatović et Raúl. Pas un souci pour Don Fabio, pourtant partisan des schémas pour le moins prudents. Avec son 4-3-3, il gagne la Liga en 97, deux points devant Barcelone, puis prend son vol retour direction Milan. Le mal du pays, sûrement. Son premier passage, bien que court, dans la maison Blanche lui offre néanmoins un crédit énorme sur la péninsule ibérique.

Il reprend donc les rouge et noir à l’été 97. Pour un titre, c’est ce que tout le monde croit. Mais le come-back n’est pas si glorieux. La saison du Milan est compliquée, de nombreux joueurs de l’époque Capello I sont partis, ou vieillissants. Il Professore a perdu la formule magique: les rossoneri gagnent seulement 11 matches dans la saison et finissent à une bien triste 10ème place, avec en bonus des gifles, reçues face à la Juve – 4-0 – et la Roma – 5-0 – en mai. La chute est brutale, et Capello apprend dans la douleur qu’il est compliqué de renouer avec ses ex.

À l’été 98, c’est l’AS Roma qui récupère le technicien lunettes-smocking. Les résultats ne sont pas immédiats, mais en 2001, sous l’impulsion des recrues Samuel et Batistuta, la Roma gagne un titre qui le fuyait depuis 21 ans. Après ce Scudetto, FC est pressenti pour prendre la succession de Ferguson à ManU. Sur la retraite, Sir Alex décide finalement de rempiler. Capello reste à la Roma, et n’y gagnera plus de titre, malgré une magnifique bagarre avec la Juve en 2002, qui voit les Giallorossi terminer un petit point derrière les Bianconeri.

En 2004, il remplace son pote Lippi à Turin, parti prendre en main la sélection. Il remporte le titre en 2005, puis en 2006. Seul problème, l’affaire des matches truqués éclate cette saison, et le titre est finalement retiré à une Juve qui se retrouve même en Serie B, et 17 (puis finalement 9) points de retard. Se lever tous les week-end pour jouer des équipes de bouchers de seconde zone, ce n’est pas du goût du Cap’. Désavoué en Italie, il retrouve une ancienne connaissance, à Madrid. Il y gagnera une nouvelle Liga, toujours au forceps face au Barça, mais ne fait plus l’unanimité. Il est limogé malgré le titre le 28 juin.

Depuis, Fabio Capello a rebondi outre-Manche. Parti coacher la sélection anglaise, il ne brille pas à la coupe du Monde 2010, malgré des qualifications proches de la perfection. Tenus en échec par l’Algérie et les États-Unis en poule, ils sont étrillés par l’Allemagne en huitièmes. Son bilan actuel avec la sélection aux trois lions est de 26 victoires, 8 nuls et 6 Défaites en 40 matches.



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