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Baresi, 6 pour toujours

18 novembre 2011 by tanguy divider image
franco baresi

Il faisait partie de ces grands parmi les grands, classieux, intelligents. Ex d’un poste qui n’est plus au goût du jour, très peu utilisé par les techniciens contemporains, Franco Baresi occupait pourtant sa place de libéro avec une qualité et un sérieux inégalables. Modèle de fidélité, Il Capitano est reconnu comme l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire du ballon rond. La cerise sur le gâteau estampillé Fuoriclasse.

Franco est né le 8 mai 1960 à Travagliato. Recalé des écoles de foot de l’Atalanta Bergame et de l’Inter Milan (qui, au passage, lui aura préféré son frère, Giuseppe), il est d’abord jugé trop maigre, trop petit, inadapté au haut  niveau. Finalement, son troisième essai, au Milan AC, est concluant. Personne ne lui prête alors le brillant avenir qui sera pourtant sien. Il débute en pro le 23 avril 78, dans un match de Serie A opposant les Rossoneri à l’Hellas Vérone. Nils Liedholm, coach de l’époque, a vu juste, puisque la Gazzetta décerne le lendemain de la rencontre un 7 au jeune novice, qui fait déjà preuve de l’assurance d’un vieux briscard.

Déjà au niveau pour ses premiers mois, FB est intronisé titulaire dès sa deuxième saison pro, en 78-79. Et pas à n’importe quel poste, puisque Liedholm fait du petit Franco un libéro, lui explique les subtilités d’une défense en zone. C’est Ramon Turone qui fait les frais de l’explosion précoce du prodige.

Sa première saison en tant que sentinelle officielle de la défense milaniste est un succès. Certes, le bonhomme culmine à 1m75, n’atteint les 70 kilos que quand il est habillé, mais le talent est là. Un placement parfait, un sens de l’anticipation irréprochables et une propension à diriger sa défense dans le bon sens : Franco a tout d’un grand. Au printemps 79, Milan remporte le Scudetto, avec les Maldera, Bigon et autres Chiodo ou Capello. Rivera, capitaine de l’époque, tire sa révérence dans la foulée. Le chemin est presque libre, et 3 ans plus tard, à 22 piges, Franco devient Il Capitano.

Mais les premières années de capitanat de l’historique numéro 6 ne sont pas les plus savoureuses. Ainsi, en 1980, l’affaire Totonero éclate, les paris truqués envoient les Rossoneri en Serie B. Deux ans plus tard, le Milan, de retour dans l’élite, rechute, cette fois pour des raisons sportives. À chacun de ces échecs, Franco répondra par la fidélité et l’attachement à son club, tandis que beaucoup d’autres ont préféré fuir le chaos. Cette attitude exemplaire lui vaudra d’être élevé au rang de Bandiera – Porte-drapeau – par les supporters de Milan.

Les belles années Rossoneri coïncident avec une arrivée : celle d’un certain Silvio Berlusconi. Si la carrière politique du Cavallere, récemment terminée, n’a pas été des plus brillantes (ni des plus classes), il faut bien reconnaître que c’est sa gestion du club qui l’aura ramené au premier plan national et européen.  100 milliards de Lires plus loin, Silvio rameute Arrigo Sacchi, Gullit, Rijkaard, Van Basten. Tant de noms qui seront à jamais associés au renouveau du club lombard. Car dès 88, Milan redevient champion d’Italie. Dans la foulée, le club remporte deux coupes des Clubs Champions (89 et 90). Le trio Oranje devant, Baresi derrière, et Arrigo peut dormir sur ses deux oreilles.

Suite à la défaite en quarts de finale de Ligue des Champions 91, face (déjà) à l’OM, Sacchi est remercié, remplacé par Capello, docteur ès résultat-sans-la-manière. Et les titres s’enchaînent : Scudetti 1992, 1993, 1994 et 1996, Champion’s League 94. Les milanais sont alors « les Invincibles ». Sur le pré, le temps de la colonie offensive hollandaise est révolu, Milan la joue plus internationale : Desailly, Boban, Savicevic… la caution identitaire du club est préservée par Franco, toujours capitaine, et deux ou trois joueurs du cru (Paolo Maldini, Tassotti notamment).

En 1997, Franco tire sa révérence. 20 ans de haut niveau, cela vaut bien une reconnaissance. Celle du Milan AC sera suprème : le numéro 6 du Capitano ne sera plus jamais attribué, d’où l’actuel 6 per sempre, dont est affublé l’homme aux 81 sélections, qui aura tiré sa révérence internationale après la finale malheureuse de 94, malgré une performance à couper le souffle. Champion du monde en 82 sans même jouer, Franco aura décidément tout gagné. Comme quoi, de temps en temps, la fidélité ça paye. 

 




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