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Socrates, un mythe qui s’envole

5 décembre 2011 by tanguy divider image
Socrates of Brazil

C’est avec une tristesse non-dissimulée que le monde du ballon rond a appris ce matin le décès de Socrates. Ancien international auriverde et meneur de jeu historique du Corinthians, Le Docteur s’est éteint à 57 ans, à la suite d’une infection intestinale.

Comme dit le dicton, les meilleurs partent toujours les premiers.Socrates Brasileiro Sampaio de Souza Vieira de Oliveira n’a pas dérogé à cette règle. Milieu de terrain atypique au milieu du paysage footballistique brésilien, l’homme avait également un grand cœur, et un charisme à toute épreuve. Il souffrait depuis plusieurs mois, avec des alertes fin août et début septembre. L’ex capitaine de la Seleçao avouait alors «Je buvais régulièrement. Un peu le matin, puis un peu à midi, puis un peu jusqu’au soir. En travaillant, je prenais souvent une bouteille de vin entière par jour. L’alcool était un compagnon comme la cigarette». Admis en urgence jeudi dernier, il ne se relèvera pas de la troisième estocade de son mal, et décède ce dimanche matin à 4h30 (heure locale).

 

Pour beaucoup, Socrates est considéré comme l’un des « Poulidor » du sport brésilien. Il incarnait la classe, et portait les espoirs du peuple brésilien sur ses épaules dans les années 70-80, mais aura toujours échoué dans sa quête du Graal mondial, en 82 et 86. Il faisait pourtant partie de cette génération de surdoués, aux côtés des Zico, Junior, Serginho et autres Falcao.

Au delà du footballeur, d’autres verront une personne engagée, à la base de la création de la Démocratie Corinthiane, un principe et une vision ultra-socialiste selon laquelle toute décision liée à la vie du club devait être soumise à un vote des joueurs. Une sorte de politico-footballeur comme on n’en a plus jamais revu, en pleine époque de dictature militaire.

Ses idéaux, tout comme sa barbe drue et sa crinière en bataille, étaient aux antipodes des règles du monde moderne. Pour preuve, il rêvait d’«un socialisme parfait, où tous les hommes auraient les mêmes droits et les mêmes devoirs, une conception d’un monde sans pouvoir». Il refuse au cours de sa « seconde » vie tout engagement politique, malgré les sollicitations émanant notamment de Lula. Symbole d’une importante parcelle de contre-culture footballistique, il se démarque par le fait de privilégier la manière aux résultats, avançant qu’il fallait avant tout jouer « pour qu’on ne t’oublie pas ». Site de Joueurs salue la carrière de l’ex de la Fiorentina, homme érudit et diplômé, amoureux de la vie et de ses plaisirs, comme tout bon rêveur…



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